Wes Moore prépare le Maryland aux emplois de l’IA
Rh 3 min · 23 septembre 2026

Wes Moore prépare le Maryland aux emplois de l’IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Wes Moore présente un cadre consacré à l’intelligence artificielle au Maryland.

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Le dispositif prévoit des investissements dans la reconversion et le perfectionnement professionnel.

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Le Maryland dispose déjà d’une loi encadrant la reconnaissance faciale pendant les entretiens d’embauche.

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Le signal : Le cadre de Wes Moore prévoit un comité travail-management et des investissements dans la reconversion face aux évolutions des compétences.

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Wes Moore agit mardi Le gouverneur du Maryland, Wes Moore, a présenté le 22 septembre 2026 un cadre consacré à l’intelligence artificielle. Son administration veut aborder cette technologie en tenant compte des travailleurs et des habitants de l’État. Le dispositif prévoit de réunir plusieurs parties prenantes autour de l’évolution des emplois et des compétences. Il prévoit aussi des investissements dans la reconversion et le perfectionnement professionnel. Le gouvernement entend renforcer les parcours éducatifs et les transitions de carrière. Moore a déclaré que les habitants du Maryland méritaient des garde-fous protégeant leurs droits, leur vie privée et leur dignité. Le cadre vise donc une action publique centrée sur les travailleurs.

Le cadre organise plusieurs chantiers L’administration veut créer un comité réunissant représentants du personnel et employeurs afin de travailler avec les syndicats sur l’intégration de l’intelligence artificielle. Elle prévoit également de collaborer avec le Parlement local et d’autres parties prenantes. Cette coopération doit porter sur la régulation des aspects jugés les plus préoccupants de la technologie. Le texte annonce aussi un soutien aux travailleurs lorsque les besoins en emplois et en compétences évoluent. Les mesures comprennent la reconversion, le perfectionnement professionnel, l’éducation et les transitions de carrière. Le communiqué du gouverneur du Maryland présente les principes annoncés par l’administration.

Le Maryland encadre déjà certains usages

Une loi existe déjà Le Maryland dispose déjà d’une loi encadrant l’utilisation de logiciels de reconnaissance faciale pendant les entretiens d’embauche. Le nouveau cadre commence toutefois par la création de comités et la consultation de parties prenantes. L’État rejoint ainsi un mouvement de régulation du travail par l’intelligence artificielle. Six États et New York ont déjà adopté des lois spécifiques à l’intelligence artificielle dans le recrutement. Les règles existantes concernent notamment les risques de discrimination liés à l’utilisation d’outils automatisés pendant l’embauche. Le dispositif de Moore ajoute une dimension consacrée à la formation, aux transitions professionnelles et au dialogue avec les syndicats.

La Californie avance aussi La Californie a adopté fin août un projet de loi interdisant aux employeurs d’utiliser des outils d’intelligence artificielle qui surveillent l’état émotionnel individuel d’un salarié ou recueillent des données neuronales. L’État a également adopté le « No Robo Bosses Act ». Ce texte empêcherait un employeur de s’appuyer uniquement sur l’intelligence artificielle pour licencier ou sanctionner un travailleur. Le gouverneur Gavin Newsom avait opposé son veto à une version précédente, jugeant ses restrictions trop larges. Il devait décider avant le 30 septembre 2026 de signer ou de rejeter les deux textes. Ces mesures illustrent l’élargissement des sujets traités par les États.

Les États structurent la régulation du travail

Washington prépare une réponse Les débats nationaux sur la régulation de l’intelligence artificielle se sont intensifiés après des avertissements publics de travailleurs et de dirigeants d’entreprises spécialisées dans les modèles avancés. Ces acteurs ont alerté sur des conséquences potentiellement graves sans régulation appropriée. Le président Donald Trump avait d’abord résisté aux appels à agir venus de parlementaires. Durant le week-end précédant l’annonce de Moore, il a toutefois annoncé la création d’un groupe de travail consacré à l’intelligence artificielle. Ce groupe devait être dirigé par un nouveau responsable. Trump a néanmoins qualifié les préoccupations liées à la sécurité de « canular ». Le cadre du Maryland avance donc pendant que Washington prépare sa propre organisation.

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