KPMG érige l’IA en risque d’entreprise pour les conseils
Finance #ia-entreprise 3 min · 22 septembre 2026

KPMG érige l’IA en risque d’entreprise pour les conseils

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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John Rodi présente la supervision de l’IA comme le principal sujet d’agenda des administrateurs cette année.

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Les conseils doivent clarifier les responsabilités, renforcer la transparence et améliorer l’auditabilité des usages de l’IA.

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KPMG recommande d’associer contrôle humain, expertise technique et surveillance des risques liés aux prestataires.

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Le signal : John Rodi affirme que chaque réunion de conseil commence et se termine désormais par la supervision de l’IA.

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KPMG place l’IA au centre de la supervision des conseils d’administration cette année. John Rodi, associé et codirigeant du KPMG Board Leadership Center, affirme que chaque réunion commence et se termine par ce sujet. Matt Johnson, responsable de l’audit et de l’assurance liés à l’IA chez KPMG, estime que l’IA doit désormais être traitée comme un risque d’entreprise. Elle rejoint ainsi les sujets financiers et de cybersécurité suivis par les conseils. L’article publié le 21 septembre 2026 présente cette évolution dans un contenu sponsorisé par KPMG. Les entreprises utilisent davantage cette technologie pour créer de la valeur, tandis que ses capacités autonomes se multiplient. Lire l’article de CFO Dive.

La gouvernance évolue pour préciser les responsabilités, renforcer la transparence et améliorer l’auditabilité dans toute l’organisation. Johnson souligne que les administrateurs comprennent l’enjeu technologique, mais cherchent encore les premières questions à poser. Rodi ajoute que les conseils doivent examiner cinq dimensions : suivre les tendances, mesurer les bénéfices, surveiller les risques, relier l’IA à la stratégie globale et évaluer leur propre expertise. Les administrateurs ne sont pas censés devenir techniciens. Ils doivent toutefois comprendre les capacités fondamentales de l’IA, ses usages internes et ceux des concurrents. Ils doivent aussi observer la perception des investisseurs et des acteurs réglementaires. KPMG présente ses activités.

Les conseils structurent cinq priorités

Les bénéfices comptent dans cette grille de supervision. Les conseils demandent à la direction comment l’IA mesure les gains d’efficacité et de productivité. Ils examinent aussi sa contribution à de meilleures décisions. La politique d’IA responsable constitue un autre point de contrôle. Sur les risques, les administrateurs évaluent les cyberattaques assistées par l’IA et les moyens de défense employés par l’entreprise. Ils suivent également les risques touchant les processus essentiels, ainsi que les procédures de signalement des vulnérabilités et des incidents. L’intégrité et l’exactitude des données doivent rester dans leur champ d’attention, avec des processus destinés à garantir leur qualité.

La stratégie reste globale car Rodi déconseille de traiter l’IA comme une stratégie isolée. Les conseils doivent la relier au plan de croissance de l’entreprise et à son activité principale. Ils demandent donc comment cette technologie peut soutenir les objectifs déjà définis. Johnson recommande aussi une coopération accrue entre finance, technologie, juridique et ressources humaines. Il observe que l’adoption de l’IA rapproche généralement ces fonctions. La gestion des risques liés aux prestataires devient également prioritaire. Les services SaaS, IaaS et PaaS étendent la dépendance technologique au-delà du contrôle direct de l’organisation. Voir le profil de Matt Johnson.

Le conseil renforce son contrôle humain

Le jugement humain demeure nécessaire pour instaurer la confiance dans les résultats produits par l’IA. Johnson recommande aux administrateurs d’interroger les usages de l’entreprise et les raisons justifiant la confiance accordée aux sorties des modèles. Il décrit les modèles comme des boîtes noires pour les parties prenantes et les régulateurs. Une gouvernance opérationnelle solide doit soutenir la transparence, l’explicabilité et un déploiement maîtrisé. Rodi considère également la logique philosophique et éthique comme une compétence à privilégier. Les rôles évoluent, mais le jugement humain conserve une valeur croissante. Le conseil doit donc intégrer l’expertise technologique nécessaire, en interne ou par un apport externe. Voir le profil de John Rodi.

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