En résumé
Protiviti constate que 35 % des organisations financières mesurent précisément le retour de leurs investissements en IA.
Les prévisions financières sont devenues le premier usage de l’IA, avec un taux d’adoption de 76 % en 2026.
Les directions financières placent la sécurité des données et la confidentialité au sommet de leurs priorités.
Le signal : Protiviti constate que seules 14 % des organisations financières déploient l’IA avec une stratégie détaillée.
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Protiviti observe que 77 % des organisations financières ont déployé l’intelligence artificielle. Pourtant, seules 35 % d’entre elles évaluent avec confiance le retour de leur investissement. Ces résultats proviennent d’une enquête mondiale menée auprès de 902 dirigeants financiers. L’étude a été publiée le 27 août 2026. La mesure du rendement constitue l’un des principaux défis identifiés pour ces organisations. Christopher Wright dirige les solutions pour directeurs financiers et l’amélioration de la performance chez Protiviti. Selon lui, les organisations ne peuvent pas étendre leurs usages sans confiance dans la qualité, la sécurité et la gouvernance des données. La sécurité informatique et la gouvernance des données restent donc des priorités financières majeures.
Une stratégie minoritaire caractérise encore les déploiements étudiés par Protiviti. Seules 14 % des organisations financières utilisent l’IA selon une stratégie détaillée. Par ailleurs, 7 % des directeurs financiers et hauts responsables financiers déclarent privilégier la gouvernance de l’IA plutôt que la vitesse d’adoption. Une enquête d’Avalara indique aussi que 92 % des responsables financiers ressentent une pression pour démontrer un rendement convenable. Avalara fournit des logiciels de conformité fiscale utilisant l’IA. Ces données décrivent une adoption large, mais une structuration stratégique plus limitée. Elles placent la justification des dépenses et la gouvernance au centre des décisions financières liées à l’IA.
Les prévisions financières sont devenues le premier cas d’usage de l’IA dans les organisations financières. Leur adoption a progressé de 58 % en 2025 à 76 % en 2026, selon Protiviti. Les équipes financières peuvent analyser de plus grands volumes de données grâce à ces outils. Elles peuvent également réaliser davantage de scénarios et fournir plus rapidement des informations aux dirigeants. L’analyse augmentée concerne aussi les risques financiers. Ainsi, 67 % des organisations financières utilisent des outils analytiques fondés sur l’IA pour identifier, mesurer et réduire ces risques plus tôt. Enfin, 56 % des équipes automatisent des tâches répétitives. Elles visent alors une réduction des erreurs et une meilleure efficacité.
La sécurité des données reste la priorité déclarée par les dirigeants financiers pour la troisième année consécutive. Protiviti recommande également de renforcer la gouvernance des données, les contrôles d’accès, la supervision des modèles et les protections de la vie privée. Une étude menée par le Massachusetts Institute of Technology et l’Université du Queensland a interrogé 272 experts mondiaux de l’IA. Elle classe les secteurs financier et informatique parmi les plus exposés aux cyberattaques utilisant l’IA. L’étude souligne notamment les capacités de l’IA à reconnaître des schémas, générer du code et synthétiser des informations. Les risques de cybersécurité accompagnent donc directement les décisions d’adoption.
Les dépenses mondiales en IA devraient atteindre 2 600 milliards de dollars en 2026, selon Gartner. Cette estimation représente une hausse de 47 % par rapport aux 1 760 milliards de dollars dépensés en 2025. Gartner prévoit ensuite un montant de 5 620 milliards de dollars en 2030, soit une progression supplémentaire de 120 %. Ces chiffres correspondent à des prévisions attribuées à Gartner. Ils illustrent l’ampleur financière attendue du marché de l’IA. Dans les directions financières, cette progression renforce la nécessité de suivre les coûts engagés. Wright précise que le calcul de l’investissement inclut le temps, les dépenses auprès de tiers et le suivi des coûts.
Le calcul du rendement présente aussi des difficultés spécifiques pour les directions financières. Wright estime que les dépenses liées à l’utilisation de services comme Copilot et Claude doivent être attribuées correctement. Il évoque une économie des jetons, liée à l’identification des utilisateurs qui paient ces consommations. Le rendement peut être mesuré par une meilleure précision, ou par le temps et l’argent économisés. En revanche, l’amélioration de l’expérience utilisateur et la satisfaction accrue des salariés sont moins facilement quantifiables. Selon Wright, de nombreux directeurs financiers ne justifient pas encore les dépenses d’IA avec une méthode standard de rendement. Ils établissent néanmoins des attentes initiales pour encadrer la mesure du succès.
Lire l’article de Dive Brief et consulter l’enquête mondiale de Protiviti. Les prévisions de dépenses sont détaillées par Gartner.
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