Visier expose le malaise des salariés face à l’IA
Rh 3 min · 26 septembre 2026

Visier expose le malaise des salariés face à l’IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Visier indique que plus de la moitié des salariés ont vu leur rôle changer avec l’IA en deux ans.

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Près de 60 % des employés ignorent le plan de leur employeur pour répondre à ces changements.

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Les salariés demandent davantage de formation, de transparence et de possibilités d’évolution professionnelle.

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Le signal : Selon Visier, près de la moitié des salariés exagèrent leur usage ou leur expertise en IA auprès de leurs collègues et managers.

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Une enquête Visier montre que plus de la moitié des salariés ont vu leur rôle changer sensiblement à cause de l’intelligence artificielle au cours des deux dernières années. Près de 60 % déclarent ne pas connaître le plan de leur employeur pour répondre à ces changements. L’étude repose sur une enquête menée auprès de 1 000 salariés à temps plein, complétée par des entretiens. Près de la moitié des personnes interrogées ressentent une pression pour utiliser l’IA. Une proportion similaire affirme exagérer son usage ou son expertise auprès de collègues et de managers. Sept salariés sur dix craignent aussi un effet négatif sur leur carrière ou une perte d’emploi. Lire l’analyse de Dive Brief

Des expériences divergentes apparaissent selon les postes et les usages. Certains salariés disent accomplir leurs tâches plus vite grâce à l’IA. D’autres évoquent une meilleure collaboration ou de nouvelles possibilités professionnelles. À l’inverse, plusieurs employés ressentent une pression pour accroître leur production. La sécurité des informations sensibles fait également partie de leurs préoccupations. Environ un quart des salariés craignent que l’IA leur fasse perdre leur emploi. D’autres redoutent surtout une réduction des possibilités d’avancement. Andrea Derler, responsable de la recherche et de la valeur chez Visier, décrit une expérience très individuelle, dépendante du flux de travail de chaque personne. Cette différence concerne aussi les cadres dirigeants.

Visier mesure la pression d’usage

Les dirigeants divergent sur la manière dont l’IA transforme le travail quotidien. Jacob Appleton, directeur de la sécurité de l’information chez Visier, estime que les DSI et les responsables de la sécurité voient parfois mal les changements vécus par les équipes. Il avertit qu’une direction poussant l’usage de l’IA sans fondation de sécurité adaptée peut accroître les risques. Andrea Derler décrit une pression présente à tous les niveaux. Les DSI doivent démontrer un retour sur investissement. Les managers encouragent leurs équipes. Les salariés cherchent les usages réellement pertinents. Selon elle, sans transparence sur les réussites et les échecs, les réponses deviennent mécaniques et font perdre du temps.

La formation reste inégale parmi les salariés interrogés. Une enquête récente de TrustedTech indique que 41 % des travailleurs ont appris seuls à utiliser des outils d’IA. Seulement 15 % citent une formation financée par leur employeur. Les salariés demandent pourtant plusieurs formes de soutien. Ils souhaitent davantage de formation et de montée en compétences. Ils citent aussi la transparence des dirigeants, des possibilités d’évolution professionnelle et une communication plus claire sur les effets de l’IA. Une enquête de CNBC et SurveyMonkey indique par ailleurs que seuls les utilisateurs quotidiens de l’IA voient positivement son effet sur leur sécurité professionnelle. Ces résultats soulignent des perceptions différentes selon l’intensité d’usage.

Les managers doivent examiner les usages

Les flux de travail sont fortement perturbés par l’IA, selon Andrea Derler. Elle recommande aux managers d’examiner les cas d’usage individuellement. Chaque salarié peut vivre une transformation différente, même au sein d’une même équipe. Cette approche doit aussi intégrer les préoccupations liées aux informations sensibles. Jacob Appleton relie le risque à un décalage entre la vitesse imposée par la direction et la préparation des équipes. Les organisations peuvent donc observer des pratiques d’usage difficiles à mesurer lorsque les salariés se sentent pressés de montrer des résultats. Le besoin exprimé par les employés porte sur des règles plus transparentes, un accompagnement concret et une trajectoire professionnelle lisible. Voir la recherche de Visier

Le calendrier dépendra des actions engagées par les employeurs sur ces points. Les salariés citent la formation, la montée en compétences et la communication parmi les leviers qui renforceraient leur confiance. Les managers doivent aussi tenir compte des différences entre utilisateurs quotidiens et occasionnels. L’enquête de CNBC et SurveyMonkey associe un usage quotidien à une perception plus positive de la sécurité professionnelle. Les directions devront donc relier les outils aux tâches concrètes, tout en clarifiant les effets attendus sur les rôles. La question de la sécurité reste liée aux pratiques de déploiement. Un usage poussé sans préparation peut accroître les risques signalés par Jacob Appleton. Consulter l’étude sur les utilisateurs quotidiens

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