PwC révèle que 56 % des salariés peinent encore avec l’IA
Rh 3 min · 1 octobre 2026

PwC révèle que 56 % des salariés peinent encore avec l’IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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PwC répartit les salariés en quatre groupes selon leur niveau de compétence en IA.

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Le groupe « engine room » représente 56 % des 49 364 répondants.

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Les salariés les plus à l’aise avec l’IA déclarent davantage de confiance dans leur sécurité professionnelle.

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Le signal : PwC classe 56 % des salariés dans le groupe « engine room », contre 14 % de « front-runners » aux compétences élevées.

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Enquête mondiale. PwC a identifié quatre groupes de salariés selon leur maîtrise de l’intelligence artificielle. L’étude Global Workforce Hopes and Fears Survey 2026 a recueilli les réponses de 49 364 travailleurs. Les participants venaient de 48 pays et de 29 secteurs d’activité. L’enquête s’est déroulée en mai et juin 2026. Le groupe le plus nombreux rassemble 56 % des répondants. PwC le nomme « engine room ». Il réunit des personnes sans compétences spécialisées et encore peu avancées dans leur apprentissage de l’IA. L’étude est présentée dans l’analyse de HR Dive, publiée le 30 septembre 2026.

Quatre profils distincts. Les « front-runners » forment le groupe le plus avancé, avec 14 % des salariés. Ils disposent de solides compétences en IA. Les « AI insurgents » représentent 18 % des répondants. Ils utilisent activement des outils d’IA et possèdent des compétences plus courantes. Les « indispensables » comptent pour 11 %. Ils disposent d’autres compétences fortement valorisées, mais prennent du retard dans leur apprentissage de l’IA. Enfin, les salariés de l’« engine room » cumulent une faible spécialisation et une progression limitée en IA. PwC décrit cette répartition comme un scénario séparant les travailleurs les mieux équipés des autres.

PwC mesure quatre niveaux d’IA

Écarts de confiance. Les salariés les plus compétents semblent bénéficier d’une relation plus favorable avec leur emploi. Parmi les « front-runners », 29 % déclarent qu’ils sont susceptibles de changer de poste l’année prochaine. Ils se disent également confiants concernant leur sécurité professionnelle. Cette combinaison associe mobilité envisagée et confiance déclarée. Le groupe « engine room » présente une situation différente. Ses membres sont les moins susceptibles des quatre groupes de se sentir prêts à s’adapter. La moitié seulement déclare avoir confiance dans sa sécurité professionnelle. Ces résultats montrent des écarts de perception entre les catégories définies par PwC, sans établir un lien de causalité entre compétence et sécurité.

Opérations quotidiennes. Pete Brown, responsable mondial de la main-d’œuvre chez PwC, demande aux employeurs de prêter davantage attention au groupe le moins avancé. Selon lui, ces salariés assurent le fonctionnement quotidien des organisations. Il avertit que la main-d’œuvre mondiale risque de progresser à des vitesses différentes. Cette déclaration place les salariés de l’« engine room » au centre de l’analyse. Elle ne les réduit pas à leur niveau d’IA, puisque le groupe rassemble aussi des personnes sans compétences spécialisées. L’étude met ainsi en regard leur rôle opérationnel et leur faible sentiment de préparation à l’adaptation. PwC relie cette évolution à l’apparition de cohortes professionnelles distinctes.

PwC décrit un marché à deux vitesses

Marché à deux voies. Les résultats prolongent un rapport publié par PwC en juin 2026. Ce document décrivait l’émergence d’un marché du travail « à deux voies ». Il opposait certains métiers professionnels exigeant une expertise humaine aux emplois que l’IA permettrait d’exercer à des non-experts. L’étude de mai et juin 2026 ajoute une lecture par niveau de compétence. Elle distingue les salariés selon leur usage et leur apprentissage de l’IA. En parallèle, Kevin Hassett, directeur du National Economic Council, a déclaré lundi devant l’Economic Club of New York que l’IA créait des emplois plutôt qu’elle n’en supprimait. Cette déclaration a été rapportée séparément par CFO Dive.

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