Farandou mobilise plus de 80 millions pour former à l’IA
Rh #ia-entreprise 3 min · 2 octobre 2026

Farandou mobilise plus de 80 millions pour former à l’IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

1

Le ministère du Travail indique que l’usage de l’IA par les entreprises françaises a triplé entre 2023 et 2025.

2

Le plan prévoit une plateforme publique, une certification nationale et des parcours dédiés aux apprentis.

3

Les TPE-PME pourront bénéficier d’un accompagnement intégrant les compétences, les métiers et l’organisation du travail.

💡

Le signal : Le plan Impulsion IA 2027 prévoit plus de 80 millions d’euros et vise près de 30 millions de personnes.

NEWSLETTER BUSINESS & IA

Vous appréciez ce genre d'analyse ?

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.

+11 000 fondateurs abonnés

Jean-Pierre Farandou a présenté le plan « Impulsion IA 2027 » le 22 septembre. Le ministre du Travail et des Solidarités veut renforcer la formation à l’intelligence artificielle dans les entreprises. Selon les données communiquées par son ministère, l’usage de l’IA par les entreprises françaises a été multiplié par trois entre 2023 et 2025. La formation progresse toutefois moins vite. Seuls 21 % des salariés ont reçu une formation à l’IA dans un cadre professionnel. Le gouvernement prévoit donc de mobiliser plus de 80 millions d’euros sur l’année à venir. Le plan vise près de 30 millions de personnes grâce à des actions d’acculturation et de formation.

Le plan cible l’accès aux compétences, la transformation des organisations et le dialogue social. Une plateforme publique gratuite, baptisée « Explore IA », doit proposer des parcours ouverts à tous. Ces contenus présenteront les usages de l’IA et ses limites. Les apprentis sont également concernés par des parcours consacrés aux usages professionnels de l’IA générative. Ces parcours seront proposés aux centres de formation d’apprentis. Ceux-ci doivent bénéficier de nouveaux soutiens financiers pour développer ces compétences. Le gouvernement veut aussi faire de l’IA une priorité du compte personnel de formation. Il souhaite favoriser les cofinancements pour les formations consacrées à l’intelligence artificielle.

Une plateforme et une certification nationales

La certification nationale constitue un autre volet du dispositif. Elle doit être développée avec l’Afpa et l’ANSSI. Son objectif est de permettre aux actifs de faire reconnaître leurs compétences en matière d’intelligence artificielle. Cette certification complète la plateforme « Explore IA », gratuite et ouverte à tous. Les parcours doivent traiter les usages de l’IA, mais aussi ses limites. Le plan associe ainsi acculturation générale et reconnaissance formelle des compétences. Les apprentis disposent d’un axe spécifique grâce aux parcours destinés aux centres de formation d’apprentis. Le gouvernement relie enfin ces mesures au compte personnel de formation et aux cofinancements des formations.

Les TPE-PME bénéficieront d’une expérimentation dédiée à l’intégration de l’IA. Cette démarche doit prendre en compte les conséquences sur les compétences, les métiers, les ressources humaines et l’organisation du travail. Les 408 Task Force Entreprises animées par France Travail doivent accompagner les petites et moyennes entreprises dans cette transformation. Le gouvernement annonce aussi la création d’un Observatoire de l’impact de l’IA sur le monde du travail. Des chercheurs, des experts et des partenaires sociaux doivent y analyser les effets de la technologie sur les métiers, les tâches, l’emploi et les conditions de travail. Ces dispositifs ajoutent un suivi collectif à la formation individuelle.

Les branches préparent le dialogue social

Le dialogue social doit devenir un axe du déploiement de l’intelligence artificielle. Le gouvernement souhaite renforcer les discussions dans les entreprises et les branches professionnelles. Les échanges doivent permettre d’anticiper les conséquences de l’IA sur les métiers et les compétences. Les EDEC IA sectoriels doivent être multipliés afin d’aider les branches à identifier ces évolutions. Jean-Pierre Farandou souhaite également aboutir à un accord national interprofessionnel sur le sujet. Le plan articule donc plusieurs niveaux d’action : une plateforme pour le public, une certification pour les actifs, un accompagnement pour les TPE-PME et des discussions entre partenaires sociaux. Le dispositif est présenté dans l’article de Focus RH, ainsi que sur le profil LinkedIn de Focus RH.

Gardez un coup d'avance en IA et tech.

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.

+11 000 fondateurs abonnés

À lire aussi