Meta renonce à la seconde vague de licenciements
#agents-ia 3 min · 18 septembre 2026

Meta renonce à la seconde vague de licenciements

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Meta a étudié des réductions d’effectifs pouvant atteindre 60 % dans certaines équipes.

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Project OT envisageait de confier une grande partie du travail quotidien à des agents IA supervisés par de petites équipes.

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Meta a annulé la seconde vague de licenciements après des incidents techniques et des gains de productivité incertains.

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Le signal : Meta a annulé en mai la seconde vague de licenciements envisagée par Project OT, après une première réduction d’effectifs.

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Meta a étudié un plan visant à réduire certaines équipes de 60 % pour rendre l’entreprise « native de l’IA ». Reuters a identifié ce projet sous le nom de Project OT, lancé en janvier sur instruction de Mark Zuckerberg. Le scénario prévoyait deux vagues de licenciements. La première a eu lieu en mai, tandis que la seconde a ensuite été annulée. Meta a confirmé l’existence de scénarios portant sur les effectifs, les postes ouverts et les réaffectations. L’entreprise a toutefois précisé que tous les scénarios étudiés n’avaient pas été appliqués. Des milliers de salariés ont été déplacés vers plusieurs équipes nouvellement créées, selon sa réponse à Reuters. Lire le rapport de Reuters

Le projet visait à confier une grande partie du travail quotidien de milliers de salariés à des agents IA. De petites équipes humaines devaient superviser ces systèmes, selon un document interne consulté par Reuters. Les scénarios combinaient nouveaux rôles pour certains salariés et suppressions de postes pour d’autres. Un responsable des ressources humaines aurait estimé que les effectifs auraient diminué d’environ 25 % ou davantage. Meta a ensuite déclaré avoir annulé Project OT avant de déterminer le nombre exact de licenciements. L’entreprise voulait aussi utiliser une partie des économies réalisées pour mieux rémunérer les salariés très performants, notamment ceux possédant des compétences en ingénierie IA.

Meta structure des équipes plus petites

La définition interne de l’entreprise « native de l’IA » associait outils et agents prêts pour l’IA, automatisation des flux de travail et nouvelles constructions conçues d’abord avec l’IA. Elle incluait aussi la vente d’agents IA à des tiers. Meta a commencé cette activité en juin avec une offre destinée aux entreprises. Un programme pilote a réorganisé des équipes d’ingénierie, de recherche et au moins huit autres fonctions en groupes plus petits. Le dispositif suivait un document interne intitulé « AI-Native Playbook », publié en octobre selon Reuters. Ce document proposait de réduire le management intermédiaire et d’utiliser une analyse assistée par des agents pour hiérarchiser les tâches quotidiennes.

Les décisions humaines ont toutefois été maintenues dans certains processus. Reuters a rapporté que des salariés des ressources humaines et des systèmes IA auraient aidé les dirigeants à examiner les promotions. Meta a répondu que les évaluations de performance et les promotions étaient décidées par des personnes, et non par l’IA. Après les licenciements de mai, Mark Zuckerberg aurait annulé la vague prévue en novembre. Reuters n’a pas établi le facteur exact ayant provoqué ce changement. Des articles publiés en mars et avril sur de futurs licenciements ont affecté le moral des salariés. Meta avait aussi suspendu un programme de suivi des frappes clavier et des mouvements de souris destiné à entraîner des agents IA.

Les incidents freinent les agents IA

Les résultats internes ont alimenté les interrogations sur la productivité. Andrew Bosworth, directeur technique de Meta, a écrit début juin que les modifications du code des plateformes internes avaient augmenté de 220 % sur un an. Les changements produisant de nouvelles fonctions ou des fonctions améliorées pour les utilisateurs n’avaient progressé que de 36 %. D’autres publications internes ont associé les agents IA à des actions de grande ampleur et perturbatrices. Elles évoquaient aussi 40 % d’incidents techniques et de sécurité majeurs supplémentaires par rapport à l’année précédente. Le temps consacré à leur résolution avait augmenté jusqu’à 70 %. En juillet, Zuckerberg a reconnu que la trajectoire du développement des agents n’avait pas accéléré comme prévu. Lire l’article connexe sur le suivi des salariés

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