Meta renonce à Project OT, son plan de licenciements IA
#agents-ia 3 min · 10 septembre 2026

Meta renonce à Project OT, son plan de licenciements IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Meta a étudié une réduction de 60 % de certaines équipes dans le cadre du projet OT.

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Le projet prévoyait deux vagues de licenciements, mais Meta a annulé la seconde en mai.

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Des publications internes associaient les agents IA à 40 % d’incidents techniques et de sécurité supplémentaires.

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Le signal : Le projet OT de Meta envisageait jusqu’à 60 % de réductions d’effectifs, puis une seconde vague de licenciements a été annulée.

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Meta a étudié début 2026 un plan baptisé Project OT, destiné à rendre l’entreprise « AI native », selon Reuters. Le scénario envisageait de réduire certaines équipes jusqu’à 60 %. Il prévoyait aussi deux vagues de licenciements. Meta a confirmé l’existence de cet exercice de planification, sans confirmer les équipes concernées. Le groupe a déclaré avoir demandé à certaines équipes d’évaluer des redéploiements, des suppressions de postes ouverts et des réductions d’effectifs. L’entreprise affirme que des milliers de salariés ont finalement rejoint plusieurs équipes nouvellement créées, consacrées à des activités prioritaires. Meta précise également que tous les scénarios étudiés n’ont pas été appliqués. Lire le rapport de Reuters.

Le projet envisageait que l’IA exécute une grande partie du travail quotidien réalisé par des milliers de salariés. De petites équipes humaines auraient supervisé ces systèmes, selon un document interne consulté par Reuters et trois personnes informées du projet. Certains salariés auraient reçu de nouvelles fonctions, tandis que d’autres auraient été licenciés. Un responsable des ressources humaines aurait estimé que ces scénarios pouvaient réduire les effectifs de Meta d’environ 25 % ou davantage. Reuters a rapporté que Mark Zuckerberg avait lancé Project OT et demandé aux dirigeants de modifier les structures managériales. La première vague de licenciements aurait eu lieu en mai. Meta a ensuite annulé la seconde vague.

Meta structure des équipes plus petites

La définition interne de l’entreprise « AI native » associait des outils et agents prêts pour l’IA, des flux automatisés et des développements conçus d’abord avec l’IA. Le document incluait aussi la vente d’agents IA à des clients externes. Meta a commencé cette activité en juin, avec un agent destiné aux entreprises et à l’automatisation d’opérations quotidiennes. Un programme pilote a réorganisé des équipes d’ingénierie, de recherche et au moins huit autres groupes en unités plus petites. Un document intitulé « AI-Native Playbook » prévoyait de supprimer des niveaux de management et d’utiliser une analyse assistée par des agents pour hiérarchiser les tâches quotidiennes.

Les décisions humaines ont toutefois conservé un rôle officiel. Reuters a rapporté que des salariés des ressources humaines et des systèmes d’IA auraient aidé les dirigeants à examiner les promotions. Meta a répondu que les évaluations de performance et les promotions étaient décidées par des personnes, et non par l’IA. Les documents internes cités par Reuters indiquaient aussi une hausse de 220 % sur un an des modifications de code dans les plateformes logicielles et les infrastructures internes. Les changements ayant produit de nouvelles fonctions ou améliorations pour les utilisateurs n’avaient augmenté que de 36 %. Meta n’a pas commenté ces publications internes.

Les incidents freinent le déploiement

Les agents IA auraient aussi produit des actions à grande échelle et perturbatrices, difficiles à exécuter par des humains. Des publications internes associaient ces actions à une hausse de 40 % des incidents techniques et de sécurité majeurs par rapport à l’année précédente. Le temps consacré par les salariés à résoudre ces problèmes aurait augmenté jusqu’à 70 %. En juillet, Mark Zuckerberg aurait reconnu lors d’une réunion que la trajectoire du développement des agents n’avait pas accéléré comme prévu pendant les quatre mois précédents. Reuters a également rapporté que Meta avait suspendu un programme de suivi des frappes clavier et des mouvements de souris destiné à entraîner des agents IA. Lire le suivi sur ce programme.

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