En résumé
39,1 % des CFO interrogés en décembre anticipaient des retours très positifs de l’IA générative en un à deux ans, contre aucun en juillet 2025.
L’expérience client, citée par 78,3 % des répondants, devance les marges et les coûts opérationnels dans l’évaluation des bénéfices.
Les CFO estiment à 6,28 ans le temps moyen nécessaire pour intégrer l’IA générative dans toute l’organisation, malgré une baisse du nombre de difficultés signalées.
Le signal : En cinq mois, la part des CFO anticipant un retour très positif de l’IA générative en un à deux ans est passée de 0 % à 39,1 %.
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Les directeurs financiers des grandes entreprises américaines affinent leur vision du retour sur investissement de l’intelligence artificielle générative. Selon le rapport de PYMNTS Intelligence, « What Happens When CFOs Get Serious About Gen AI », 39,1 % des CFO interrogés en décembre estimaient que la technologie pourrait produire des retours très positifs en un à deux ans. Dans le même temps, 26,1 % pensaient que ces bénéfices prendraient au moins six ans à se matérialiser.
L’étude repose sur une enquête menée en décembre auprès de 60 CFO d’entreprises américaines réalisant au moins 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires. En juillet 2025, aucun des répondants ne prévoyait de retours très positifs dans un délai d’un à deux ans. Cinq mois plus tard, cette proportion atteignait 39,1 %. À l’inverse, la part tablant sur un horizon de trois à cinq ans est passée de 65,9 % à 34,8 %. Pour PYMNTS Intelligence, cette évolution traduit une trajectoire de valeur plus lisible pour certains projets ciblés.
Les CFO ne limitent plus l’évaluation de l’IA générative aux économies de personnel. L’expérience client est le critère le plus cité, par 78,3 % des répondants, devant l’amélioration des marges, à 75 %. La baisse des coûts opérationnels est suivie par 60 % des CFO. La hausse du revenu par client concerne désormais 56,7 % d’entre eux, contre 18,3 % en juillet. À l’inverse, la réduction des effectifs recule comme indicateur, de 36,7 % à 25 %.
Cette grille de lecture accorde donc davantage de place à la productivité, à la croissance et au service. Le rôle de l’IA générative s’est également fortement étendu dans le reporting financier, la gestion du capital et l’optimisation du fonds de roulement.
L’intégration complète de l’IA générative reste toutefois un chantier de longue durée. Les CFO estiment désormais à 6,28 ans, en moyenne, le temps nécessaire pour l’implanter dans toute l’organisation, contre 3,19 ans dans leurs prévisions de juillet. Les bénéfices de projets individuels peuvent donc apparaître rapidement, tandis que le déploiement global s’étire davantage.
Dans le même temps, le nombre moyen de difficultés citées a diminué, passant de 6,92 à 4,23. Les erreurs, les problèmes de mise en œuvre et les coûts de maintenance ont tous reculé. Les inquiétudes restantes se concentrent sur les pénuries de compétences, citées par 78,3 % des CFO, la sécurité et la confidentialité des données, à 70 %, et la dépendance aux fournisseurs, à 46,7 %. Le rapport de PYMNTS Intelligence présente ces sujets comme les prochains chantiers pour les programmes déjà engagés.
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