KPMG-Numeum révèle le choc de l’IA pour 58 % des ESN

KPMG-Numeum révèle le choc de l’IA pour 58 % des ESN

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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KPMG-Numeum estime que 58 % des dirigeants anticipent un impact fort ou disruptif de l’IA sur leur modèle économique.

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Les ESN et ICT font évoluer leur tarification, avec 59 % citant le forfait ou l’unité d’œuvre.

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Les entreprises recherchent surtout des experts IA et des profils hybrides mêlant technologie et métier.

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Le signal : Selon KPMG-Numeum, 58 % des dirigeants d’ESN et d’ICT anticipent un impact fort ou disruptif de l’IA sur leur modèle économique.

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Virage stratégique mesuré. En 2026, l’intelligence artificielle entre dans un cycle de transformation pour les ESN et les sociétés d’ingénierie et de conseil en technologies. L’étude « Grand angle ESN & ICT », réalisée par KPMG-Numeum, indique que 58 % des dirigeants anticipent un impact fort ou disruptif sur leur modèle économique. Cette proportion atteint 68 % chez les PME et TPE, contre 52 % chez les grandes entreprises et ETI. La demande client pousse cette évolution. Elle porte d’abord sur les gains de productivité, cités par 75 % des répondants. La transformation des processus métiers concerne 58 % des réponses. Un tiers observe aussi une pression accrue sur les prix. Lire l’analyse complète.

La valeur se déplace. La demande de conseil en amont progresse pour 62 % des répondants. L’étude associe cette évolution à une place accrue du conseil stratégique, de l’architecture, de la gouvernance et de l’accompagnement. La capacité de production reste exposée aux attentes de productivité. Au total, 36 % des acteurs citent le conseil amont, l’architecture et la gouvernance comme des leviers pour capter davantage de valeur et de marge.

Les ESN font évoluer leurs tarifs : deux acteurs sur trois adaptent déjà leur modèle

Les prix se transforment. Deux ESN et ICT sur trois font déjà évoluer leurs modèles de tarification. La facturation à l’unité d’œuvre ou au forfait est citée par 59 % des répondants. La souscription ou l’abonnement concerne 42 % des réponses. Les modèles fondés sur la valeur ou le résultat atteignent 33 %. La monétisation d’actifs ou le licensing représente 24 %, tandis que la facturation au succès reste à 13 %. Pourtant, 30 % des acteurs n’ont pas encore modifié leur approche. La bascule vers la valeur créée constitue le mouvement jugé le plus probable à court terme, selon 37 % des dirigeants interrogés.

Les contrats encadrent l’IA. Les pratiques contractuelles liées à l’IA ont évolué chez 55 % des grandes entreprises et ETI. Cette proportion s’établit à 22 % chez les PME et TPE. Les clauses de sécurité concernent 35 % des réponses. Les clauses liées à la conformité, notamment l’AI Act et le RGPD, atteignent également 35 %. L’usage de l’IA générative sur les données client représente 32 %. Les clauses de responsabilité restent citées par 11 % des répondants. La propriété intellectuelle concerne 7 % des réponses. Pour capter davantage de valeur et de marge, 36 % citent le conseil amont, l’architecture et la gouvernance.

Les offres IA restent à industrialiser : 7 % du chiffre d’affaires aujourd’hui, 18 % visés dans trois ans

L’offre progresse rapidement. L’IA représente en moyenne 7 % du chiffre d’affaires actuel des acteurs interrogés. Leur objectif moyen atteint 18 % à trois ans. Aujourd’hui, 19 % tirent plus de 10 % de leurs revenus de l’IA. Ils sont 82 % à viser ce seuil d’ici trois ans. Le conseil en stratégie IA constitue l’offre la plus répandue, à 57 %. Le data et l’IA atteignent 53 %, puis la modernisation applicative par l’IA, à 47 %. L’agentique concerne 42 % des répondants. Chez les grandes entreprises et ETI, 46 % des offres sont en production et 19 % industrialisées à l’échelle.

Les talents deviennent décisifs. Dans les 18 prochains mois, 48 % des acteurs prévoient de recruter en priorité des experts IA. Les profils hybrides combinant technologie et métier sont cités par 42 % des répondants. L’esprit critique et la validation des résultats produits par l’IA arrivent en tête des compétences recherchées, à 39 %. Le cadre métier et le conseil de haut niveau atteignent 22 %. L’IA influence déjà les recrutements pour 62 % des acteurs. Elle est exigée dès le début de carrière par 47 %. La formation reste inégale : seuls 20 % ont formé plus de 80 % de leurs collaborateurs à l’IA générative. Voir aussi les résultats publiés par Numeum.

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