En résumé
USA Today Co. teste plusieurs formats pour rendre ses contenus plus accessibles aux systèmes d’IA.
Le groupe bloque environ 99 % des robots IA qui s’identifient eux-mêmes.
Mike Reed vise des relations de licence récurrentes et durables avec les acteurs de l’IA.
Le signal : USA Today Co. bloque environ 99 % des robots IA identifiés et teste notamment la conversion de ses pages en markdown.
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USA Today Co. teste plusieurs formats de pages pour attirer de nouveaux accords de licence de contenu avec des acteurs de l’IA. Mike Reed, président et directeur général du groupe, a présenté cette orientation lors d’un appel avec les investisseurs, le 6 août 2026. L’entreprise veut produire des contenus adaptés aux humains et aux machines. Reed a déclaré que les modalités de licence, de distribution et de monétisation évoluaient. Il a aussi indiqué que USA Today Co. anticipait davantage d’accords de licence avec l’IA cette année. Le groupe cherche surtout à construire des relations récurrentes et durables, avec une reconnaissance de la valeur de ses contenus en temps réel. Lire l’article original de Digiday
Les formats évoluent Kara Chiles, vice-présidente senior de la gestion produit chez USA Today Co., explique que la restructuration des formats et des modèles doit faciliter l’accès des systèmes d’IA aux articles. Elle associe cette démarche à la stratégie de visibilité du groupe dans les moteurs de réponses par IA. L’entreprise teste notamment la conversion de pages web en markdown. Elle collecte aussi des données sur les robots qui consultent ses pages. Cette analyse doit aider le groupe à comprendre qui recherche ses contenus et pour quelles raisons. USA Today Co. suit également les impressions générées par l’IA, le trafic de recommandation et les articles cités dans les AI Overviews de Google.
Une infrastructure discrète Selon Kara Chiles, une grande partie du travail actuel concerne l’infrastructure, les métadonnées et la structure des formats. Ces changements pourraient rester peu visibles pour les utilisateurs humains. L’objectif opérationnel consiste à rendre les contenus plus faciles à découvrir par les systèmes d’AEO et de GEO. USA Today Co. compare aussi plusieurs types de pages. Le groupe observe notamment les guides et les récits composés de plusieurs modules éditoriaux. Il cherche à déterminer si ces structures apparaissent plus souvent auprès des robots que les articles autonomes traditionnels. Chiles souligne que l’entreprise recherche un point de rencontre entre l’expérience humaine et l’accès par les machines.
Les robots restent filtrés USA Today Co. applique une politique de blocage par défaut des robots d’IA. Le groupe autorise ensuite certains robots lorsqu’une relation approuvée existe. Cette méthode est également utilisée par The Atlantic, People Inc., Reuters et Time. USA Today Co. bloque actuellement environ 99 % des robots d’IA qui s’identifient eux-mêmes. Mike Reed a précisé que le groupe continuait de bloquer les extracteurs automatisés tout en reformatant ses contenus. Il a déclaré que ces travaux progressaient rapidement. Reed a aussi indiqué que l’entreprise souhaitait discuter de nouveaux accords et développer les accords existants. Voir la couverture de Digiday
Les éditeurs investissent Ameet Shah, associé et vice-président senior mondial des opérations éditoriales et de la stratégie technologique chez Prohaska Consulting, prévoit davantage d’efforts de reformatage chez les éditeurs. Il estime que l’adoption restera lente et concernera d’abord les grands éditeurs et certains acteurs spécialisés. Selon lui, l’investissement peut être pertinent pour les groupes possédant des contenus uniques. USA Today Co. dispose notamment d’informations nationales et locales. Shah ajoute que cette méthode pourrait se diffuser lors de refontes de sites et de migrations de plateformes. Son analyse présente donc le reformatage comme une initiative susceptible d’être financée prioritairement par les grands éditeurs.
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