Par Arthur Dekeyser
En résumé
OpenAI veut relier apprentissage, certification et opportunités économiques.
Le programme Student Collective place des ambassadeurs dans les campus.
Ella Hafermalz demande aux universités de préserver une voie indépendante vers l’emploi.
Le signal : OpenAI associe déjà certifications, ambassadeurs étudiants et déploiement de 150 ingénieurs pour rapprocher apprentissage et emploi.
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OpenAI avance OpenAI cherche à relier apprentissage, certification et opportunités économiques dans un même parcours. L’entreprise présente cette ambition comme le socle de sa future plateforme d’emploi. Ses nouveaux programmes de certification portent actuellement sur l’utilisation des outils d’IA et la culture associée. Ils sont proposés avec des entreprises comme Accenture et John Deere. Ella Hafermalz, professeure associée à la Vrije Universiteit Amsterdam, estime que cette trajectoire pourrait placer OpenAI en concurrence directe avec les universités. Son analyse, publiée le 17 septembre 2026 dans The Guardian, appelle les établissements à préserver un accès indépendant à l’emploi.
Les étudiants adoptent Les étudiants utilisent déjà ChatGPT et des outils similaires pour leurs études et leurs problèmes personnels. Ella Hafermalz décrit une confiance croissante envers ces services. Certains étudiants doutent même de leurs capacités sans assistance d’IA. Les établissements adaptent leurs pratiques, mais l’autrice demande de regarder aussi la stratégie commerciale des grandes entreprises du secteur. OpenAI veut placer l’outil au centre de l’apprentissage, de la certification et de la préparation professionnelle. Cette orientation intervient alors que les jeunes s’inquiètent de leur avenir professionnel. Les entreprises technologiques présentent davantage d’IA comme une réponse possible aux craintes liées au chômage.
Les campus accueillent OpenAI recrute des étudiants comme ambassadeurs grâce à son Student Collective. L’annonce promet aux responsables de campus une formation approfondie aux outils, un financement, des produits promotionnels et l’accès à une communauté d’étudiants. Pour Ella Hafermalz, ce programme augmente l’accès direct de l’entreprise aux étudiants. Elle y voit une stratégie de marque fondée sur l’intégration à une communauté. Cette présence peut aussi fournir des données utiles pour orienter les prochaines décisions de l’entreprise. Les étudiants rencontrent déjà régulièrement ChatGPT pour obtenir des explications, une aide aux études ou un accompagnement personnel. OpenAI cherche ainsi à approfondir une relation existante avec ce public.
Le travail devient terrain L’OpenAI Deployment Company a été lancée cette année avec plus de 4 milliards de dollars d’investissement initial. Elle envoie plus de 150 ingénieurs déployés auprès d’organisations clientes. Leur mission consiste à réorganiser le travail autour des outils d’OpenAI. Cette implantation donne à l’entreprise une visibilité sur les besoins des employeurs et sur les compétences recherchées. Ella Hafermalz estime que cette position peut permettre à OpenAI d’influencer la relation entre étudiants et entreprises. L’entreprise agit alors sur deux côtés du parcours. Elle accompagne l’apprentissage des étudiants et observe les méthodes de travail demandées par les employeurs.
ChatGPT centralise Les certifications proposées avec Accenture et John Deere complètent cette stratégie. Le programme est présenté comme une expérience directement accessible dans ChatGPT. Les apprenants peuvent y pratiquer des tâches réelles, recevoir des retours pendant leur travail et réfléchir à leurs résultats. ChatGPT devient ainsi le tuteur, l’espace d’entraînement et la boucle de retour. Ella Hafermalz décrit cette organisation comme un environnement d’apprentissage unique. Elle estime qu’OpenAI pourrait bientôt proposer aux jeunes un parcours réunissant formation, certification et emploi. La dépendance aux outils de l’entreprise deviendrait alors structurelle. La certification constitue la pièce qui relie l’apprentissage aux besoins professionnels.
Les universités résistent Ella Hafermalz refuse que les universités abandonnent ce parcours aux grandes entreprises d’IA. Elle souligne le coût humain, social et potentiellement économique d’un système très centralisé. Selon elle, les besoins des employeurs peuvent évoluer lorsque les technologies changent ou que des bulles éclatent. L’éducation devrait donc offrir davantage qu’une réponse rapide aux demandes du marché. Les universités peuvent préserver l’indépendance, l’accès à l’expertise, l’effort intellectuel et les liens sociaux. L’autrice leur demande aussi de ne pas rivaliser selon les seuls critères d’OpenAI. Elle cite notamment les échanges entre pairs et enseignants comme des expériences difficiles à reproduire dans un environnement unique. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur l’IA dans le recrutement et les obligations de l’AI Act. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur la formation IA et les obligations de l’AI Act.
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