En résumé
Nathan Brannen attribue aux agents la responsabilité du contenu publié dans une annonce.
Quarante-huit pour cent des agents immobiliers utilisent régulièrement l’IA en 2026.
Les descriptions de biens constituent le principal usage de l’IA, avec 75 % des utilisateurs.
Le signal : Chez les agents immobiliers utilisant l’IA, 75 % l’emploient pour rédiger des descriptions de biens.
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Responsabilité humaine établie Nathan Brannen, directeur produit de Restb.ai, affirme que l’agent immobilier reste responsable du contenu publié avec l’aide de l’IA. « L’agent doit être responsable de ce qu’il met », a-t-il déclaré à HousingWire. Cette responsabilité couvre les informations intégrées à l’annonce et les remarques associées. Troy Palmquist, conseiller immobilier et fondateur de HomeCode Reviews, ajoute que le courtier peut ensuite être concerné par la supervision. Selon lui, un acheteur ne poursuivra pas ChatGPT ou Anthropic après une information fausse. Il se tournera vers le vendeur, l’agent et le courtier. Lire l’article original de HousingWire.
L’usage progresse rapidement Le rapport technologique 2026 de la National Association of Realtors indique que 48 % des agents utilisent régulièrement l’IA. Cette proportion comprend 23 % d’utilisateurs quotidiens et 25 % d’utilisateurs hebdomadaires. Seuls 12 % déclarent ne pas prévoir son usage, contre 32 % en 2025. ChatGPT est utilisé par 91 % des agents qui déploient l’IA. Google Gemini atteint 42 %, Microsoft Copilot 27 % et Claude 25 %. Les descriptions d’annonces représentent 75 % des usages. Les textes pour les réseaux sociaux atteignent 56 %, les échanges avec les clients 52 % et les rapports de marché 30 %.
Les entrées déterminent la qualité Troy Palmquist estime que la qualité du résultat suit celle des informations fournies au modèle. Saisir uniquement l’adresse du bien peut conduire l’outil à reprendre des descriptions précédentes ou des informations générales sur le quartier. Cette méthode ne décrit pas nécessairement les caractéristiques qui distinguent la maison. Nathan Brannen recommande donc une relecture humaine du contenu prérempli ou généré. Il considère cette vérification plus rapide qu’une rédaction intégrale. Brannen décrit aussi l’agent comme le curateur de l’annonce. Cette approche conserve le gain de temps tout en laissant à l’agent la responsabilité du résultat final.
Les images créent des erreurs Nathan Brannen cite le cas d’une pièce située en sous-sol, avec de grandes fenêtres, que l’IA pourrait compter comme une chambre. Une photographie peut ne pas révéler le niveau réel de la pièce. Les outils peuvent aussi présenter une vue sur une montagne depuis un point d’observation éloigné comme une vue depuis le jardin. Troy Palmquist observe des problèmes similaires lors de la mise en scène d’images. Le modèle peut ajouter un éclairage, modifier la transition entre parquet et moquette ou créer un robinet derrière une cuisinière. Un acheteur peut alors attendre un équipement inexistant.
Les mots restent subjectifs Troy Palmquist cite les adjectifs « calme » et « adapté aux familles » comme des formulations dépendantes du lecteur et de l’auteur. Une plage peut sembler calme, mais un avertisseur sonore, des intempéries ou des phoques peuvent contredire cette description. Il estime que l’IA ne peut pas déterminer cette subjectivité. Il signale aussi des risques liés à l’accessibilité et à la réglementation du logement équitable. L’expression « à distance de marche » ou un nombre de pas peut devenir problématique. Il recommande également d’écrire « plan de travail en quartz » plutôt que « Caesar Stone », qui est une marque déposée.
La divulgation encadre les retouches Nathan Brannen indique que certaines plateformes permettent de signaler les modifications apportées à une image. Ces indications peuvent préciser qu’un intérieur a été désencombré ou qu’un ciel a été remplacé. Il déconseille les suppressions de lignes électriques et la création d’un coucher de soleil dans une direction où il ne se produit pas. Palmquist affirme qu’aucun outil spécialisé d’annonces n’élimine totalement les erreurs. Il donne l’exemple d’un bien présenté comme raccordé au tout-à-l’égout alors qu’il fonctionne avec une fosse septique. Dans ce cas, l’acheteur pourrait poursuivre le vendeur, l’agent et le courtier.
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