Au Kentucky, un humaniste obtient une exemption d’IA au travail
Rh 3 min · 3 novembre 2026

Au Kentucky, un humaniste obtient une exemption d’IA au travail

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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L’Université du Kentucky a accordé une exemption d’usage de l’IA à un salarié humaniste.

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Le bureau chargé de l’égalité des chances a conclu que la non-utilisation de l’IA ne créait pas de contrainte excessive.

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L’arrêt Groff v. DeJoy impose d’évaluer la contrainte excessive dans le contexte global de l’employeur.

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Le signal : L’Université du Kentucky a jugé fin septembre que la non-utilisation de l’IA ne créait pas de contrainte excessive pour le service.

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Une exemption accordée L’Université du Kentucky a accordé fin septembre un accommodement professionnel à un salarié humaniste exempté d’utiliser l’intelligence artificielle au travail. L’American Humanist Association a annoncé cette décision le 26 octobre. Son bureau chargé de l’égalité des chances a conclu que la non-utilisation de l’IA ne créait pas de contrainte excessive pour le service. Le salarié travaille comme administrateur de recherche. Il a expliqué que l’usage de l’IA violerait ses convictions humanistes profondément ancrées. Ces convictions lui imposent d’assumer personnellement la responsabilité morale de ses actes. L’information a été publiée le 2 novembre 2026 par HR Dive.

Des objections morales Le salarié a relié son objection à plusieurs effets attribués à l’IA. Il a cité ses coûts environnementaux et son interférence avec la capacité des personnes à gagner leur vie. Il a également dénoncé le remplacement et le vol de la créativité humaine. Selon lui, ces facteurs rendent l’utilisation de cette technologie contraire à sa conscience. L’American Humanist Association a salué l’approbation de la demande. L’organisation a affirmé que les systèmes de croyances non théistes et complets, comme l’humanisme, bénéficient des mêmes protections constitutionnelles que les autres croyances. Son communiqué présente cette décision comme un cas lié aux croyances au travail.

Le Kentucky évalue chaque demande

Un examen individualisé Jay Blanton, porte-parole de l’Université du Kentucky, a déclaré que l’établissement examinait les demandes d’accommodement religieux individuellement. L’université a estimé que l’administrateur de recherche pouvait accomplir les fonctions essentielles de son poste sans utiliser l’IA. Blanton a ajouté que les accommodements pouvaient être réexaminés lorsque la technologie et les responsabilités professionnelles évoluent. Cette réévaluation doit vérifier qu’ils restent raisonnables et applicables. L’annonce de l’American Humanist Association intervient alors que les employeurs adoptent davantage d’outils d’IA. Des juristes spécialisés en droit du travail ont averti que les objections religieuses à cette utilisation pourraient prendre une place croissante dans les demandes d’accommodement.

Un précédent en juin Le cas du Kentucky n’est pas le premier cas américain rapporté concernant une exemption religieuse liée à l’IA. En juin 2026, Business Insider a rapporté qu’une salariée d’une organisation unitarienne universaliste, basée en Caroline du Nord, avait obtenu un accommodement. Cette ingénieure logicielle avait soulevé des objections environnementales et éthiques contre la technologie. Les demandes d’accommodement s’inscrivent aussi dans une hausse des réclamations pour discrimination religieuse observée après la pandémie de Covid-19. Les questions morales et éthiques liées à l’IA alimentent également ces préoccupations. Le cas de la salariée est décrit par Business Insider.

Groff relève le seuil juridique

Une contrainte plus substantielle Le titre VII de la loi américaine sur les droits civiques de 1964 permet à un employeur de refuser un accommodement religieux s’il démontre une contrainte excessive. La Cour suprême des États-Unis a précisé cette notion en 2023 dans l’arrêt Groff v. DeJoy. Elle a jugé que la contrainte devait être substantielle dans le contexte global de l’activité de l’employeur. Ce seuil est supérieur à l’ancien standard, qui retenait un coût supérieur au niveau minimal. Les employeurs peuvent aussi rédiger des politiques d’éthique de l’IA. Ces politiques peuvent traiter la confidentialité des données, les décisions discriminatoires et le rôle humain dans les décisions finales. La demande initiale est détaillée par l’American Humanist Association.

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