Des familles traînent Meta en justice pour ses IA biométriques
Juridique 3 min · 21 septembre 2026

Des familles traînent Meta en justice pour ses IA biométriques

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Des familles accusent Meta d’avoir extrait des données biométriques sans consentement.

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NameTag était intégré dans une application téléchargée plus de 50 millions de fois.

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Meta affirme que la plainte déforme son travail et qu’aucune base faciale universelle n’est construite.

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Le signal : Une plainte vise Meta pour l’usage allégué de données biométriques dans NameTag, Emu et Muse Image.

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Des familles américaines ont poursuivi Meta devant un tribunal fédéral de Chicago la semaine dernière. La plainte accuse le groupe d’avoir utilisé des photos Facebook et Instagram pour créer NameTag. Ce système de reconnaissance faciale devait équiper ses lunettes connectées. Les demandeurs visent aussi l’entraînement des modèles génératifs Emu et Muse Image. Ils invoquent les lois sur la vie privée de l’Illinois et de la Californie. Selon eux, Meta aurait extrait des informations biométriques sans notification ni consentement. Les plaignants sont Francisco Alvarez, son fils, Jeremy Wahl et la fille de ce dernier, âgée de 10 ans. L’action pourrait représenter des millions de personnes aux États-Unis.

Une application très diffusée avait intégré le code de NameTag, selon une analyse publiée par WIRED. L’application compagnon des lunettes avait été téléchargée plus de 50 millions de fois. La fonction n’était pas activée pour les utilisateurs. Des chercheurs externes ont toutefois constaté un système techniquement fonctionnel. NameTag devait transformer les visages captés par les lunettes en signatures biométriques. Il devait ensuite les comparer à des empreintes faciales stockées sur le téléphone. Cette base pouvait recevoir des mises à jour depuis Meta. Le groupe a retiré le code de l’application le lendemain du 4 juin, après la publication de l’enquête.

NameTag visait les visages captés

Les données restent contestées par les parties. La plainte avance que les empreintes faciales pourraient provenir de photos Facebook et Instagram. Elle cite des déclarations attribuées à des employés de Meta. NameTag aurait pu reconnaître des personnes via leurs relations Meta ou leurs comptes Instagram publics. Elle cite aussi un brevet décrivant une comparaison avec des photos de profil et d’autres images détenues par Meta. Meta avait déclaré en juin ne pas construire de base faciale centrale. Le groupe n’avait pas répondu sur le consentement préalable ou la conservation des empreintes. La plainte indique que Meta seule détient les informations sur les images utilisées.

Les modèles génératifs sont également visés par la procédure. Meta a déclaré avoir entraîné Emu avec d’importantes quantités d’images et de textes provenant de Facebook et Instagram. Chris Cox, directeur produit, a décrit ces plateformes comme un avantage en matière de données pour les systèmes d’IA du groupe. La plainte affirme que cet entraînement aurait recueilli illégalement des informations biométriques présentes dans les images. Muse Image, lancé cet été, avait aussi permis de générer des images à partir de comptes Instagram publics. Meta a retiré cette fonction quelques jours plus tard, après avoir reconnu avoir « raté son objectif ». La plainte est accessible dans le dossier judiciaire.

Meta conteste les accusations biométriques

Meta rejette la plainte et la qualifie de dépourvue de fondement. Un porte-parole affirme que le texte déforme le travail du groupe. Il ajoute que NameTag n’a jamais été livré aux consommateurs et qu’aucune décision finale n’a été prise. Meta dit vouloir agir avec transparence si la fonction était déployée. Le groupe affirme aussi ne pas construire de base faciale universelle. Les demandeurs réclament 5 000 dollars par violation intentionnelle ou imprudente dans l’Illinois. Ils demandent 1 000 dollars par violation négligente, ou les dommages réels s’ils sont supérieurs. Les demandes californiennes comprennent d’autres dommages et mesures judiciaires.

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