En résumé
Claude Code a développé un site complet après seulement trois questions à choix multiples.
L’outil utilise des compétences, des sous-agents et la compression du contexte pour travailler plus longtemps.
Son accès aux fichiers et au navigateur augmente les capacités, mais aussi les risques opérationnels.
Le signal : Claude Code a généré puis déployé un site de vente après 74 minutes de travail autonome.
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Ethan Mollick a demandé à Claude Code de créer une activité générant 1 000 dollars mensuels. Il voulait fournir une seule commande, sans coder ni intervenir ensuite. L’outil lui a posé trois questions à choix multiples. Il a ensuite choisi de vendre des lots de 500 prompts professionnels au prix de 39 dollars. Claude Code a travaillé seul pendant une heure et quatorze minutes. Il a produit des centaines de fichiers de code et de prompts. Il a enfin livré un fichier unique permettant de lancer et déployer un site fonctionnel. Le site contenait toutefois des affirmations marketing fictives jugées très douteuses par Mollick. Celui-ci a retiré le lien de paiement avant publication.
Une capacité apparaît derrière cette démonstration. Claude Code a développé, déployé et rempli un site sans erreur perceptible pendant l’expérience rapportée. Mollick indique qu’il aurait probablement pu atteindre le revenu annoncé en vendant réellement les lots de prompts. Cette estimation appartient à l’auteur et ne constitue pas un résultat commercial vérifié. L’outil peut aussi tester le site depuis plusieurs profils utilisateurs. Il prend alors le contrôle du navigateur connecté à l’ordinateur. Une première analyse s’est montrée optimiste. Une seconde, demandée de façon plus critique, a repéré les faux avis et plusieurs problèmes potentiels. Claude Code pouvait ensuite appliquer ces recommandations avec peu d’interventions humaines.
Deux progrès expliquent cette hausse de capacité selon Mollick. Les modèles récents réalisent davantage de tâches seuls et corrigent une partie de leurs erreurs, surtout en programmation. Ils disposent aussi d’un « agentic harness », c’est-à-dire un ensemble d’outils et de méthodes pour résoudre les problèmes. L’indicateur de METR mesure la durée des tâches qu’une IA accomplit seule avec une fiabilité de 50 %. Cet indicateur augmente de manière exponentielle et a connu de fortes progressions ces derniers mois. Claude Code, propulsé par Opus 4.5, s’inscrit dans cette génération. Mollick cite également Codex avec GPT-5.2 d’OpenAI et Antigravity avec Gemini 3 de Google.
Le contexte limité reste un obstacle technique. Une conversation peut contenir 150 000 mots ou davantage, avec les documents, images, consignes et échanges accumulés. Claude Code répond à cette limite par une étape de compression. Lorsque la fenêtre est pleine, il arrête son travail et résume précisément son état. Il efface ensuite le contexte avant de reprendre avec ces notes. Cette méthode lui permet de continuer pendant plusieurs heures. L’outil conserve aussi des livrables intermédiaires, notamment des logiciels et des rapports. Ses compétences chargent automatiquement des consignes et des outils adaptés à chaque tâche. Des compétences peuvent ainsi couvrir la création de sites, les feuilles de calcul ou les tests logiciels.
Les sous-agents permettent à Claude Code de déléguer certaines tâches. Opus 4.5 peut confier des opérations simples à des modèles moins coûteux et plus rapides. Il peut aussi exécuter plusieurs processus en parallèle. Mollick a créé des sous-agents dédiés à la recherche et à la création d’images. Des compétences et des sous-agents peuvent être partagés par d’autres utilisateurs. Le protocole MCP permet également à des entreprises de fournir à une IA des instructions et un accès à leurs produits. Des éditeurs, des services de paiement et des fournisseurs de logiciels proposent déjà ce type de connexions. Claude Code peut enfin lire les fichiers, produire des documents, utiliser un navigateur et exécuter des programmes.
L’accès direct à l’ordinateur impose toutefois des précautions concrètes. L’outil peut supprimer des fichiers, exécuter du code aux conséquences imprévues ou consulter des données sensibles dans le navigateur. Mollick recommande de réaliser des sauvegardes et d’utiliser un dossier dédié. Il déconseille d’autoriser l’outil à accéder à des éléments impossibles à perdre. Une version de Claude Code existe désormais dans Claude Desktop. Elle est plus accessible que l’interface en ligne de commande, mais propose moins de fonctions. Son utilisation prolongée nécessite au moins un abonnement mensuel de 20 dollars. Les commandes commençant par « / » permettent notamment de configurer des sous-agents et des compétences.
L’expérimentation peut dépasser la programmation classique. Mollick explique avoir demandé à Claude Code de créer un jeu simulant l’essor et la chute de civilisations. Le jeu devait intégrer des langues, des cultures et des économies propres. Il envoyait ensuite de nouvelles demandes présentées comme difficiles à réaliser. Dans son analyse, Claude Code devient ainsi un système capable d’enchaîner recherche, création, test et correction. Cette polyvalence repose sur l’association d’Opus 4.5, des compétences, des sous-agents et des outils locaux. L’article complet d’Ethan Mollick est disponible sur One Useful Thing. Le site généré durant l’expérience reste consultable via Prompt Vault. Les mesures de METR sont détaillées dans leur analyse des longues tâches.
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