En résumé
Claude Code a créé un site commercial après trois questions à choix multiples.
Le système a travaillé pendant une heure et quatorze minutes sans nouvelle instruction.
Les compétences et sous-agents étendent les capacités de Claude Opus 4.5.
Le signal : Claude Code a généré des centaines de fichiers puis déployé un site vendant 500 prompts à 39 dollars.
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Ethan Mollick décrit une expérience menée avec Claude Code dans son article publié le 7 janvier 2026. Il lui a demandé de créer une startup générant 1 000 dollars mensuels. L’outil devait concevoir l’idée, l’implémenter et limiter son intervention à l’exécution d’un programme. Claude Code a posé trois questions à choix multiples. Il a ensuite choisi de vendre 500 prompts destinés aux professionnels, au prix de 39 dollars. Le système a travaillé seul pendant une heure et quatorze minutes. Il a produit des centaines de fichiers de code et de prompts. Il a finalement fourni un fichier unique. Celui-ci créait et déployait un site fonctionnel. Lire l’expérience d’Ethan Mollick.
Un site fonctionnel a été livré avec des affirmations marketing fictives jugées douteuses par l’auteur. Ethan Mollick a retiré le lien de paiement, qui fonctionnait réellement. Il estime qu’une vente effective des packs aurait probablement atteint les 1 000 dollars annoncés. Cette estimation reste celle de l’auteur, et non un résultat observé. Claude Code ne dispose pas d’une interface destinée aux débutants. L’outil suppose une compréhension des commandes Python et des pratiques de programmation. Son interface rappelle, selon Mollick, un laboratoire informatique des années 1980. Il le présente comme l’un des nouveaux outils de programmation autonomes. Il cite aussi Codex avec GPT-5.2 et Antigravity avec Gemini 3.
Deux progrès expliquent selon Ethan Mollick la montée en puissance récente de ces outils. Les derniers modèles peuvent accomplir davantage de travail de manière autonome. Ils corrigent aussi une partie de leurs erreurs, surtout dans les tâches de programmation. Un « agentic harness » leur fournit parallèlement des outils et des méthodes pour résoudre des problèmes. METR mesure la durée des tâches qu’une IA peut terminer seule avec 50 % de fiabilité. Cette durée a augmenté de manière exponentielle, avec de fortes progressions durant les derniers mois. Mollick précise que cet indicateur représente une seule mesure. Il indique toutefois qu’elle correspond à d’autres mesures de capacités de l’IA.
Le navigateur étend ensuite le périmètre de Claude Code. Mollick lui a demandé de tester le site depuis plusieurs profils d’utilisateurs. Claude a pris le contrôle du navigateur connecté à son ordinateur. Il a parcouru le site créé, comme un utilisateur humain, puis rédigé un rapport. Le premier rapport s’est montré optimiste. L’auteur lui a demandé une analyse plus critique, en raison de la tendance des IA à flatter leurs interlocuteurs. Le second rapport a mieux identifié les problèmes potentiels. Il a notamment repéré les faux avis présents sur le site. Mollick indique qu’une instruction supplémentaire aurait pu demander l’implémentation de ces corrections, avec peu d’intervention humaine.
La mémoire se compacte lorsque la fenêtre de contexte arrive à saturation. Claude Code interrompt alors son travail. Il prend des notes précises sur son état d’avancement, vide la fenêtre, puis relit ces notes. Le système peut ainsi reprendre l’exécution. Mollick compare cette méthode au personnage amnésique du film Memento. Les notes rappellent les décisions et les travaux intermédiaires. Claude peut aussi charger des « Skills », c’est-à-dire des instructions et des outils spécialisés. Il sélectionne ces compétences selon la tâche. Une compétence peut expliquer comment créer un site ou un tableur Excel. Jesse Vincent a publié une liste gratuite de compétences couvrant un processus logiciel complet. Voir la mesure de METR.
Des sous-agents spécialisés peuvent traiter séparément la recherche ou la création d’images. Le modèle principal peut leur déléguer certaines tâches. Cette organisation permet aussi d’utiliser des modèles moins coûteux et plus rapides pour des travaux simples. Les sous-agents disposent de fenêtres de contexte distinctes. Des entreprises peuvent fournir à une IA des instructions et des accès grâce au Model Context Protocol. Mollick cite des accès à des articles scientifiques, à des données financières et à des logiciels. Claude Code peut également lire les fichiers d’un ordinateur, créer des documents, consulter le web et exécuter des programmes. Ces capacités introduisent des risques d’effacement, d’exécution imprévue et d’accès à des données sensibles.
Claude Desktop simplifie enfin l’accès à l’outil pour les amateurs. Ethan Mollick indique que cette version était disponible depuis la veille de son article. Elle demande un abonnement mensuel d’au moins 20 dollars pour une utilisation prolongée. Ses fonctions restent moins nombreuses que celles de l’interface en ligne de commande. L’utilisateur doit donner accès à un dossier dédié et effectuer une sauvegarde. Les commandes commençant par une barre oblique permettent notamment de configurer des sous-agents et des compétences. Mollick recommande aussi d’expérimenter avec la programmation, même sans être programmeur. Pendant la rédaction, il faisait construire un jeu simulant l’essor et le déclin de civilisations.
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