Contexte : cette année, c’est l’hécatombe en Bourse pour nos fleurons du luxe. LVMH plonge de 40 %, Hermès de 39 %, Kering et Christian Dior de 29 % chacun.
Premier coupable : la Chine, qui pesait environ un cinquième des achats mondiaux de luxe. Entre le ralentissement de l’immobilier et une pression fiscale accrue sur les grandes fortunes, les clients chinois ont tout simplement fermé le robinet.
Mais la Chine n’explique pas tout : pendant des années, le secteur a appliqué une recette simple, augmenter les prix sans produire davantage. Les marges gonflaient, le chiffre d’affaires suivait, et tout reposait sur la désirabilité de la marque.
Le modèle tenait tant que les clients suivaient : sauf qu’avec des prix jugés excessifs et une Chine qui n’absorbe plus l’offre, la dynamique s’inverse. Baisser les prix abîmerait la désirabilité qui fait toute la valeur des marques, les maintenir ferait fuir les clients. Le luxe est coincé entre les deux. - PS : Ils vendaient leurs business models commeantifragilesen 2020. Finalement, pas tant que ça. Hâte de voir comment Bernard Arnault va s’en tirer !
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