Par Arthur Dekeyser
En résumé
Les auditeurs internes envisagent l’IA pour la planification, l’évaluation des risques et la revue des éléments probants.
Wolters Kluwer rappelle que l’auditeur conserve la responsabilité des travaux réalisés avec l’IA.
Les répondants placent la gouvernance et la formation parmi les prochaines priorités de leurs équipes.
Le signal : 43,8 % des auditeurs interrogés expérimentent individuellement l’IA, contre 17,7 % dans une démarche formelle ou largement adoptée.
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Wolters Kluwer observe une progression de l’intelligence artificielle vers les travaux centraux de l’audit interne. Cette évolution ressort d’un sondage réalisé pendant le webinaire TeamMate du 6 octobre 2026. Entre 2 078 et 2 327 participants ont répondu à chacune des quatre questions. Aujourd’hui, 43,8 % déclarent une expérimentation individuelle de l’IA dans leur fonction d’audit. 22,4 % indiquent disposer de cas d’usage approuvés dans leur département. Seulement 17,7 % évoquent un programme formel ou une adoption large dans toute la fonction. Les résultats décrivent les participants au webinaire, et non l’ensemble de la profession. Lire l’article original.
Le sondage distingue plusieurs niveaux d’adoption, depuis les essais personnels jusqu’aux programmes structurés. Les usages envisagés dépassent la rédaction et la synthèse de documents. 38,2 % des répondants estiment que l’IA peut créer le plus de valeur dans la planification et l’évaluation des risques. 31,2 % citent la revue des éléments probants et les travaux sur le terrain. Jim Pelletier, responsable produit principal chez Wolters Kluwer TeamMate, décrit une progression vers l’aide à la décision, l’orientation des travaux et l’exécution de tâches délimitées. Il mentionne ensuite l’identification de tendances et d’informations dans les données d’audit. Voir TeamMate.
La responsabilité reste humaine lorsque l’IA intervient dans un dossier d’audit. Jim Pelletier affirme qu’un système peut contribuer, mais ne peut pas recevoir la responsabilité de l’auditeur. Selon lui, l’humain demeure responsable de ce qui figure dans les dossiers de travail ou dans les livrables préparés avec l’IA. Il associe cette responsabilité au scepticisme professionnel, alors que les systèmes prennent en charge davantage de tâches. Il ajoute que les décisions les plus lourdes exigent davantage de contexte, de contrôle et de revue. Cette position encadre l’usage de l’IA sans présenter l’automatisation comme un remplacement du jugement professionnel.
Les préoccupations restent partagées sur l’IA dite agentique. 29,6 % des participants citent la confidentialité et la sécurité des données comme leur principale inquiétude. 29,3 % mentionnent la qualité et l’exactitude des résultats produits. 27,5 % redoutent une dépendance excessive et une perte de jugement professionnel. Pelletier estime que les outils employés pour l’assurance doivent être explicables, traçables et gouvernés. Ils doivent aussi s’appuyer sur des informations fiables et rester dirigés par des humains. Ces critères répondent aux trois préoccupations principales exprimées pendant le webinaire TeamMate du 6 octobre 2026.
Les prochaines étapes portent d’abord sur les règles internes et les compétences. 35,1 % des répondants donnent la priorité à l’établissement d’une gouvernance de l’IA et de consignes d’usage acceptable. 28,9 % privilégient le développement de la culture IA au sein de leur équipe. Pour Jim Pelletier, l’impact de l’IA sur l’audit interne ne se limite pas à accélérer le travail. Il évoque la transformation des informations d’assurance en renseignements exploitables, tout en maintenant le jugement professionnel au centre. Consulter l’intervention de Jim Pelletier. Le sondage mesure toutefois les avis des participants au webinaire, pas ceux de toute la profession.
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