En résumé
La cour d'appel fédérale de Washington confirme la désignation d'Anthropic comme risque pour la chaîne d'approvisionnement.
La décision interdit à l'armée américaine et à ses sous-traitants d'utiliser les modèles Claude.
Anthropic envisage une nouvelle audience devant la cour d'appel ou un recours devant la Cour suprême.
Le signal : La cour d'appel de Washington confirme par 2 voix contre 1 la désignation d'Anthropic par le Pentagone.
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Décision fédérale Une cour d’appel fédérale de Washington a confirmé vendredi la décision du Pentagone visant Anthropic. Le vote des juges s’est conclu par deux voix contre une. Le ministère américain de la Défense avait désigné Anthropic comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement en mars. Cette mesure empêche l’armée américaine d’utiliser les modèles Claude. Elle interdit aussi aux sous-traitants de la défense de les employer dans leurs travaux avec le ministère. Anthropic avait contesté cette mesure devant la justice américaine. L’entreprise estimait que l’interdiction était arbitraire, non autorisée et contraire à la Constitution. La décision constitue un revers pour Anthropic dans son conflit avec l’administration Trump. Lire l’article de CNBC
Un conflit contractuel L’affrontement remonte aux négociations sur le déploiement de Claude au sein du ministère. Anthropic avait signé un contrat de 200 millions de dollars avec le Pentagone en juillet 2025. Les discussions sur la plateforme GenAI.mil ont ensuite échoué en septembre 2025. Le ministère demandait un accès sans restriction aux modèles pour toutes les utilisations légales. Anthropic voulait exclure les armes entièrement autonomes et la surveillance de masse domestique. Les deux parties n’ont pas trouvé d’accord. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a accusé Anthropic de vouloir obtenir un droit de veto sur les décisions opérationnelles américaines. La plateforme GenAI.mil était au centre de ces discussions.
Motifs de la majorité Le juge Gregory Katsas a défendu la décision dans l’opinion majoritaire. Selon lui, le ministère disposait d’éléments suffisants pour considérer Claude comme un risque de sécurité nationale. Ce risque concernait l’intégration continue des modèles dans les systèmes d’information du ministère. Il concernait aussi leur utilisation par les sous-traitants de la défense. La juge Neomi Rao a rejoint cette opinion. Katsas et Rao ont été nommés par Donald Trump. La juge Karen LeCraft Henderson, nommée par George H. W. Bush, a exprimé son désaccord. La majorité a également évoqué le risque de modèles trop contraints ou susceptibles d’être manipulés.
Deux procédures distinctes Anthropic avait engagé des actions devant un tribunal fédéral de San Francisco et devant la cour d’appel de Washington. Le ministère de la Défense s’était appuyé sur deux désignations distinctes pour justifier son classement. Ces désignations devaient donc être examinées par deux juridictions différentes. Le mois dernier, un juge fédéral de San Francisco a déclaré l’une d’elles illégale. Vendredi, la cour d’appel de Washington a confirmé la seconde. Anthropic a déclaré être en désaccord avec cette décision. L’entreprise affirme rester convaincue de sa position. Elle examine plusieurs options judiciaires, selon une déclaration transmise à CNBC. La position d’Anthropic sur la défense
Recours encore possibles La cour d’appel a retardé l’entrée en vigueur immédiate de sa décision. Ce délai doit permettre à Anthropic de demander une nouvelle audience devant le même collège de juges. L’entreprise peut aussi solliciter une audience devant l’ensemble des juges de la cour d’appel de Washington. Elle pourrait enfin demander à la Cour suprême des États-Unis d’examiner l’affaire. Le juge Katsas a écrit que le président et le secrétaire à la Défense doivent arbitrer les risques en présence. Le tribunal a conclu que Pete Hegseth n’avait pas dépassé ses pouvoirs. Donald Trump avait également critiqué publiquement Dario Amodei sur Truth Social.
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