Visa et Mastercard normalisent les paiements par IA
Finance #agents-ia 2 min · 19 août 2026

Visa et Mastercard normalisent les paiements par IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Rain, Visa et Mastercard lancent une alliance consacrée aux paiements réalisés par des agents d’IA.

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L’alliance prévoit des recherches et des tests communs sur l’identification et l’autorisation des agents.

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McKinsey projette entre 3 000 et 5 000 milliards de dollars de commerce agentique mondial d’ici 2030.

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Le signal : L’Agentic Payments Alliance démarre avec environ deux douzaines de membres et vise des standards communs pour l’identification et l’autorisation.

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Rain, Visa et Mastercard ont créé l’Agentic Payments Alliance le 18 août 2026, avec environ deux douzaines de membres. Mastercard, Fiserv, Circle et Remitly figurent parmi les premiers participants. La coalition veut guider le développement de nouvelles formes d’IA dans les paiements. Elle doit notamment travailler sur les protocoles, l’autorisation et les risques du commerce réalisé par des agents. L’annonce intervient alors que les entreprises cherchent encore des règles communes pour ces systèmes. L’alliance entend jouer un rôle comparable à celui d’EMV pour faciliter les échanges entre programmes d’IA et protocoles émergents. Lire la source originale.

Les protocoles restent fragmentés dans plusieurs domaines essentiels du commerce agentique. Les méthodes d’autorisation des agents, de détection de la fraude, de gestion de la fidélité et des récompenses sont encore en cours de définition. L’Agentic Payments Alliance réunit les entreprises qui construisent cette infrastructure avant que les décisions soient prises séparément. Sophia Goldberg, responsable des paiements chez Rain, a déclaré que les mêmes questions sur les protocoles et les risques revenaient dans les échanges avec les clients et les partenaires. Rain propose des cartes de paiement financées par des dépôts en stablecoins. L’alliance veut limiter les systèmes construits en silos.

L’alliance teste l’identification des agents

Les premiers travaux porteront sur des recherches et des tests communs concernant l’identification et l’autorisation des agents d’IA. Le groupe prévoit aussi une action collective sur les sujets réglementaires liés au commerce agentique. L’alliance est une coalition de travail dirigée collectivement par ses membres fondateurs. Elle n’appartient pas à une entreprise unique. Sa liste comprend notamment Avalanche, Chainalysis, Circle, Fireblocks, Fiserv, Mastercard, Rain, Remitly, Solana, Uniswap Labs, Visa et Yuno. Rain apportera également son Agentic Startup Program, un accélérateur destiné aux jeunes entreprises du commerce agentique, accessible aux membres de l’alliance.

La confiance reste nécessaire pour les consommateurs, les commerçants, les entreprises de paiement et les banques, selon Zil Bareisis, directeur chez Celent. Il estime que les standards lancés séparément devront converger pour atteindre une échelle suffisante. Des approches différentes peuvent réduire l’interopérabilité et la cohérence. Elles peuvent aussi accroître les coûts du secteur et fragiliser la confiance, selon son analyse rapportée par American Banker. Les risques concernent également la surveillance des technologies autonomes. Michael Rodriguez, responsable de la croissance chez Darwinium, a indiqué que les banques distinguaient difficilement les bons robots des mauvais.

Les projections restent attribuées à McKinsey

Les contrôles diffèrent déjà selon une étude de Darwinium citée par American Banker. Quarante-huit pour cent des répondants autorisent par défaut les transactions réalisées par l’IA et s’appuient sur une surveillance après exécution. Trente et un pour cent bloquent préventivement les transactions, sauf autorisation explicite. Les agents d’IA ne sont pas encore largement utilisés pour effectuer des achats. Toutefois, la plupart des entreprises de paiement et des banques se préparent à une disponibilité plus large de cette fonction. McKinsey projette entre 3 000 et 5 000 milliards de dollars de commerce agentique mondial en 2030. Voir l’analyse de McKinsey.

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