Sony et Warner poursuivent Anthropic pour des œuvres protégées
Juridique #claude 3 min · 1 septembre 2026

Sony et Warner poursuivent Anthropic pour des œuvres protégées

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Sony Music Publishing et Warner Chappell poursuivent Anthropic pour l’utilisation présumée de dizaines de milliers de chansons.

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La plainte vise notamment Mariah Carey, Marvin Gaye, Bon Jovi et Leonard Cohen.

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Les ayants droit réclament jusqu’à 150 000 dollars par œuvre copiée et 25 000 dollars par donnée supprimée.

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Le signal : Sony Music Publishing et Warner Chappell réclament jusqu’à 150 000 dollars par œuvre à Anthropic.

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Plainte déposée le 28 août. Sony Music Publishing et Warner Chappell poursuivent Anthropic et ses dirigeants devant un tribunal californien. Les éditeurs accusent l’entreprise d’avoir utilisé des dizaines de milliers de compositions protégées pour entraîner les modèles Claude. Leur plainte cite notamment Mariah Carey avec All I Want for Christmas Is You, Ain’t No Mountain High Enough, Eye of the Tiger, Uptown Funk et California Gurls. Les demandeurs qualifient ces pratiques de « l’un des vols de propriété intellectuelle les plus importants et les plus flagrants ». Anthropic conteste les accusations et affirme vouloir se défendre fermement devant la justice. Lire l’article du Guardian.

Des copies par plusieurs canaux. La plainte affirme qu’Anthropic aurait téléchargé, récupéré et copié des paroles afin d’entraîner sa famille de modèles Claude. Elle lui reproche aussi de reproduire ces paroles dans certaines réponses générées après des demandes d’utilisateurs. Les plaignants soutiennent que Benjamin Mann et Anthropic ont téléchargé au moins sept millions de copies de livres depuis des sites pirates. Ces fichiers auraient inclus les paroles et partitions de Livin’ on a Prayer de Bon Jovi et Hallelujah de Leonard Cohen. Les éditeurs évoquent également des paroles collectées sur Musixmatch et LyricFind, ainsi que des jeux de données liés à Common Crawl.

Les éditeurs chiffrent leurs demandes

Des dommages potentiellement massifs. Sony Music Publishing et Warner Chappell demandent des dommages pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars. Leur calcul prévoit jusqu’à 150 000 dollars pour chaque œuvre contrefaite. Ils réclament aussi 25 000 dollars pour chaque suppression ou modification d’information identifiant une œuvre. La plainte évoque au moins 20 000 compositions, en parlant de copies illicites de « dizaines de milliers » d’œuvres musicales protégées. Les éditeurs affirment qu’Anthropic aurait retiré ces informations pendant le traitement des textes. Selon eux, cette opération aurait privé les ayants droit d’une attribution considérée comme précieuse. La plainte complète est disponible dans ce document judiciaire.

Un précédent à 1,5 milliard. Les chiffres concernant sept millions de livres proviennent d’une affaire distincte engagée par des auteurs américains contre Anthropic. L’entreprise a réglé cette procédure pour 1,5 milliard de dollars. Les éditeurs musicaux citent ce dossier dans leur nouvelle plainte contre l’entreprise. Anthropic fait aussi face à des réclamations d’Universal Music Group et de Concord Music Group. Ed Newton-Rex, compositeur britannique et défenseur du droit d’auteur des artistes, s’est déclaré peu surpris par cette mobilisation des ayants droit. Il a évoqué l’historique allégué de téléchargements et d’entraînement de modèles sur de vastes bibliothèques.

Anthropic prépare une cotation

Une procédure dans un marché disputé. Anthropic prépare une introduction en bourse qui pourrait valoriser l’entreprise à deux mille milliards de dollars. Cette estimation est présentée comme une possibilité liée à son projet de cotation. La plainte intervient alors que d’autres entreprises d’IA musicale rencontrent aussi des difficultés judiciaires. Ce mois-ci, le générateur musical Suno a perdu une affaire de violation du droit d’auteur contre l’agence allemande GEMA. Cette dernière l’accusait d’avoir utilisé illégalement des chansons, dont Daddy Cool de Boney M., pour entraîner sa technologie. Anthropic a déclaré qu’elle contestait les demandes des éditeurs et qu’elle les défendrait devant le tribunal.

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