Par Arthur Dekeyser
En résumé
L’Ifop a interrogé 300 DRH et RRH sur leurs pratiques de données RH.
La rétention et les risques de départ sont suivis par 46 % des décideurs RH.
Les usages quotidiens de l’IA restent principalement liés aux tâches opérationnelles.
Le signal : Skillup observe que 96 % des décideurs RH utilisent déjà l’IA dans leurs activités quotidiennes.
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Enquête Ifop pour Skillup Les directions des ressources humaines utilisent déjà largement l’intelligence artificielle, mais leurs données restent inégalement structurées. L’enquête menée par l’Ifop pour Skillup porte sur 300 DRH et RRH d’entreprises et d’établissements publics comptant au moins 200 salariés. Elle s’est déroulée du 29 juin au 20 juillet 2026. Les profils exclusivement dédiés au recrutement ou à la paie ont été exclus. Parmi les répondants, 96 % déclarent utiliser l’IA dans leurs activités quotidiennes. Les usages les plus fréquents concernent l’analyse et la synthèse de comptes rendus d’entretiens, citée par 65 % des décideurs RH. Les réponses aux questions administratives atteignent 57 %.
Des données encore fragmentées La consolidation reste plus faible pour les sujets liés aux talents et à la fidélisation. L’identification du potentiel arrive en dernière position, avec 31 % de décideurs RH déclarant rassembler ces données. La rétention et les risques de départ atteignent 46 %. L’engagement et l’expérience collaborateur atteignent 47 %. Les données de performance individuelle sont davantage structurées, avec un taux de 54 %. Elles servent notamment aux décisions de promotion ou d’augmentation. Ce taux descend toutefois à 40 % chez les décideurs qui n’utilisent aucune solution de gestion des talents. L’enquête est présentée par Focus RH.
Une utilisation décisionnelle incomplète La présence de données ne signifie pas qu’elles orientent systématiquement les décisions. Seuls 45 % des décideurs RH estiment que leurs données consolidées alimentent toujours leurs décisions sur les talents. Pour 50 % des répondants, elles interviennent seulement assez souvent. La différence est plus nette chez les organisations dépourvues de solution de gestion des talents. Dans ce groupe, 26 % des décideurs déclarent s’appuyer systématiquement sur leurs données. L’enquête relie ainsi deux niveaux distincts de maturité. Les organisations peuvent consolider certains indicateurs, puis les mobiliser de manière irrégulière dans leurs arbitrages sur les talents, les promotions ou les parcours internes.
Des attentes centrées sur les départs Les attentes exprimées concernent surtout des usages stratégiques associés aux domaines les moins documentés. Selon l’enquête, 37 % des répondants souhaitent utiliser l’IA pour anticiper les risques de départ. Ils sont 36 % à vouloir identifier les hauts potentiels. La détection des risques psychosociaux intéresse 32 % des décideurs RH. La proposition d’une mobilité interne concerne 31 % des répondants. Ces quatre usages correspondent à des enjeux distincts de fidélisation, de potentiel, de santé au travail et de parcours. Trois d’entre eux touchent des domaines dont les données sont consolidées par moins d’un décideur RH sur deux : le potentiel, la rétention et l’engagement.
Une progression vers les usages stratégiques Les résultats décrivent une adoption quotidienne de l’IA déjà élevée, avec 96 % d’utilisateurs parmi les décideurs interrogés. Cette adoption se concentre cependant sur des tâches opérationnelles. L’analyse et la synthèse des entretiens arrivent en tête, à 65 %. Les réponses aux questions administratives suivent à 57 %. La création d’un référentiel dynamique de compétences atteint 51 %. Les attentes liées à l’anticipation des départs et à l’identification des potentiels restent donc distinctes des usages les plus répandus. L’enquête Ifop pour Skillup met en regard ces attentes et les niveaux actuels de consolidation des données RH. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur l’IA dans le recrutement et les obligations de l’AI Act.
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