Rachel Kane voit l’IA rendre les devoirs presque vains
Formation #chatgpt 3 min · 27 octobre 2026

Rachel Kane voit l’IA rendre les devoirs presque vains

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Rachel Kane estime qu’au moins 90 % de ses étudiants en ligne utilisaient l’IA.

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Les présentations orales et les simulations ont révélé des écarts entre notes et maîtrise.

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L’Arizona State University cherche encore une position face à l’usage généralisé de l’IA.

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Le signal : Rachel Kane estime qu’au moins 90 % de ses étudiants en ligne utilisaient l’IA pour tout ou partie de leurs devoirs.

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Rachel Kane témoigne L’ancienne professeure de pratique de la Walter Cronkite School of Journalism and Mass Communication décrit une correction devenue presque vaine. Elle enseignait des cours avancés de communication à l’Arizona State University. Après le lancement de ChatGPT fin 2022, les outils d’IA se sont multipliés. Les grandes entreprises technologiques ont ensuite lancé des chatbots plus sophistiqués, puis des agents d’IA. Selon Rachel Kane, les devoirs ont alors exigé une recherche permanente de formulations et d’idées générées par ces outils. Elle estime qu’au moins 90 % de ses étudiants en ligne utilisaient l’IA pour tout ou partie de leur travail lorsqu’elle a quitté l’enseignement plus tôt cette année. Lire son témoignage sur CNET

Les devoirs perdent leur valeur Les publications de discussion contenaient parfois des références complexes à des documents extérieurs aux lectures acceptées du cours. Rachel Kane soupçonnait aussi que certains étudiants n’avaient jamais réalisé eux-mêmes le travail demandé. Elle précise toutefois que ses comparaisons avec plusieurs outils de discussion d’IA produisaient le plus souvent des résultats non concluants. Les travaux impossibles à externaliser, comme les simulations et les présentations orales enregistrées, révélaient davantage les écarts. Des étudiants capables d’obtenir régulièrement de très bonnes notes peinaient alors à maintenir le même niveau. Pour l’enseignante, cette situation transformait la correction en exercice de vigilance plutôt qu’en mesure fiable de l’apprentissage.

L’IA expose les écarts pédagogiques

Une présentation révèle Dans une petite classe en présentiel, Rachel Kane a confronté un étudiant après une présentation donnée en début de semestre. Interrogé devant la classe sur l’origine de ses idées, l’étudiant n’a pas réussi à expliquer son propre processus créatif. Lors d’un échange privé le même jour, il a reconnu avoir utilisé ChatGPT pour produire une partie du devoir. Il a promis de ne plus recommencer dans ce cours. La même discussion s’est pourtant répétée au devoir suivant, avec une promesse identique. Rachel Kane a ensuite demandé à son doyen si l’affaire devait être transmise à la commission d’intégrité académique.

L’université hésite encore Le doyen a laissé cette décision à la discrétion de l’enseignante. Il a aussi reconnu que l’université et le collège cherchaient encore leur position face à l’adoption étendue de l’IA. La position actuelle de l’Arizona State University affirme que l’établissement veut utiliser l’IA pour répondre aux défis éducatifs, tout en respectant et en soutenant tous les apprenants. Cette formulation encadre l’usage de l’outil sans supprimer le conflit observé dans les cours. Rachel Kane rapporte également plusieurs confrontations liées à l’utilisation clandestine et non autorisée de l’IA. Voir la position de l’ASU sur l’IA générative

L’apprentissage reste central Rachel Kane oppose les bonnes notes à la capacité de mobiliser réellement une compétence. Elle compare l’apprentissage à une maîtrise durable, comme parler une langue ou ouvrir une porte sans effort. Selon elle, les étudiants qui délèguent le travail d’apprentissage risquent de perdre cette aisance et de fragiliser leur crédibilité. Elle décrit l’IA comme une clé donnant un accès immédiat à des réponses acceptables et à de bons résultats. Les enseignants peuvent difficilement identifier chaque production comme entièrement artificielle. Son expérience distingue toutefois les performances écrites des exercices nécessitant une explication personnelle. Elle considère donc les devoirs traditionnels comme un indicateur devenu moins fiable depuis 2022.

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