À Cheshire Academy, un code couleur encadre l’IA

À Cheshire Academy, un code couleur encadre l’IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Cheshire Academy forme ses enseignants aux usages et aux limites des modèles de langage.

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Les devoirs de l’établissement utilisent un code couleur pour autoriser ou interdire certains outils.

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Miriam Przybyla-Baum fait analyser par ses élèves les corrections produites par un modèle de langage.

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Le signal : Cheshire Academy expérimente un conseil étudiant et un code couleur pour encadrer l’usage des chatbots.

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Cheshire Academy expérimente l’usage de l’IA générative avec environ 400 élèves de la 9e à la 12e année. Cet établissement privé de jour et en internat se trouve dans le Connecticut. Ses administrateurs n’imposent aucun outil aux enseignants. George Aiello, bibliothécaire et coordinateur technologique, estime pourtant que la « grande majorité » des professeurs utilise l’IA d’une manière ou d’une autre. L’école combine ChatGPT, Perplexity et MagicSchool. Cette approche repose sur une formation générale plutôt que sur la prescription d’une technologie précise. Le personnel apprend notamment à rédiger des instructions utiles. La formation insiste aussi sur les réponses incorrectes et potentiellement biaisées des modèles. Lire la source originale

Les enseignants préparent déjà des supports de cours avec ces outils. Ils demandent à l’IA de proposer des plans de leçon ou des grilles d’évaluation. Certains envisagent aussi de l’utiliser pour commenter les travaux des élèves. La qualité, la personnalisation et la confidentialité empêchent toutefois cette pratique de se généraliser à Cheshire Academy. D’autres enseignants refusent d’employer l’IA pour leur propre travail. Miriam Przybyla-Baum, professeure de français, explique qu’elle dispose de supports accumulés pendant près de trente ans. Elle traite cependant l’IA dans ses cours. Ses élèves font notamment examiner leurs devoirs par un modèle de langage, puis évaluent les corrections qui respectent leur voix et celles qui la suppriment. Les recommandations de l’UNESCO encouragent également une réflexion sur l’IA en éducation.

Les devoirs adoptent trois niveaux

Le code couleur de Cheshire Academy distingue trois règles pour les devoirs. Le vert autorise pleinement l’IA. Le rouge interdit tout usage. Le jaune permet certains outils, tout en en excluant d’autres. Un enseignant peut ainsi autoriser la correction orthographique, mais interdire l’accès à un agent conversationnel. L’établissement a adopté ce système après les activités de réflexion mises en place par Miriam Przybyla-Baum. Dans un autre exercice, ses élèves évaluent anonymement des devoirs réalisés avec l’aide de l’IA. Ils annotent les passages qu’ils pensent générés ou modifiés par un outil. Ces activités demandent donc aux élèves d’examiner les limites du modèle plutôt que de suivre automatiquement ses propositions.

Le conseil étudiant constitue une autre expérimentation de l’établissement. Les élèves y produisent des contenus et animent des discussions sur un usage sain de l’IA. Le programme cherche à les faire réfléchir aux usages qui peuvent bénéficier à leur communauté. Cette orientation répond aussi à une difficulté pratique signalée par la source. Les devoirs réalisés à la maison ne peuvent pas être entièrement surveillés. Les élèves disposent déjà d’outils accessibles sur leur téléphone. Miriam Przybyla-Baum observait d’ailleurs l’usage de Google Translate pour contourner certains travaux avant le lancement de ChatGPT. Elle demande maintenant aux élèves d’identifier ce que l’IA peut ou ne peut pas enseigner dans l’apprentissage d’une langue.

MagicSchool regroupe plusieurs fonctions

MagicSchool propose une plateforme spécialisée pour les enseignants. Elle peut générer des questions, des quiz et des feuilles d’exercices pour plusieurs matières et niveaux. Elle comprend aussi un générateur de grilles d’évaluation produisant un tableau prêt à utiliser. Les enseignants peuvent créer des présentations, des plans de cours et des rapports administratifs. Pour une activité, ils précisent le niveau des élèves, le nombre de questions et leur format. Ils peuvent également fournir des documents de référence. La plateforme existe en version gratuite et payante. Un abonnement individuel coûte un peu moins de 100 dollars par an pour obtenir un accès illimité et des historiques complets. Voir les offres de MagicSchool

Les chatbots généralistes restent néanmoins utilisés par plusieurs enseignants de Cheshire Academy, notamment pour des tâches administratives. Les outils proposés par Anthropic, Google et OpenAI peuvent répondre à ce type de besoin. L’article indique que certaines entreprises déploient aussi des fonctions destinées aux écoles, avec des résultats variables. La source recommande de vérifier chaque citation, équation et affirmation produite par un modèle. Elle présente l’IA comme utile pour préparer des idées de cours ou des séries d’exercices supplémentaires. Elle déconseille toutefois de reprendre directement ses versions finales. Les erreurs des modèles peuvent désorienter les élèves et nuire à leur apprentissage, tandis que les textes générés peuvent manquer de précision et de voix personnelle.

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