PYMNTS: 52 % des banques testent l’IA, 16 % la déploient

PYMNTS: 52 % des banques testent l’IA, 16 % la déploient

Par Arthur Dekeyser

En résumé

1

PYMNTS Intelligence et Thales indiquent que 52 % des banques ont piloté l’IA agentique.

2

Seules 16 % des banques ont entièrement déployé des usages de l’IA agentique en production.

3

Une plateforme moderne peut orchestrer le remplacement d’une carte comme un événement unique.

💡

Le signal : Selon PYMNTS Intelligence et Thales, 52 % des banques ont piloté l’IA agentique, contre 16 % avec des usages pleinement déployés.

NEWSLETTER BUSINESS & IA

Vous appréciez ce genre d'analyse ?

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.

+11 000 fondateurs abonnés

PYMNTS rapporte que 52 % des banques ont piloté l’IA agentique, mais que 16 % seulement ont entièrement déployé des usages en production. Ces chiffres proviennent de l’édition de septembre de l’AI-Ready Issuing Tracker Series, réalisée par PYMNTS Intelligence avec Thales. L’enjeu décrit concerne l’exécution des décisions, plus que leur seule qualité. Les agents passent de l’analyse des transactions et de la recommandation d’actions à la participation directe aux opérations. Cette évolution révèle un décalage entre des infrastructures conçues pour coordonner des tâches humaines et des agents capables d’agir entre plusieurs systèmes en temps réel. Consultez l’article original de PYMNTS.

Le remplacement implique plusieurs opérations distinctes après la perte d’une carte. La banque peut devoir vérifier l’adresse, émettre une carte physique et une carte virtuelle, gérer le code PIN, mettre à jour les jetons, organiser l’expédition et informer le client. Dans un environnement fragmenté, chaque opération crée un nouveau transfert entre équipes ou systèmes. Une plateforme d’émission moderne peut traiter la demande comme un événement unique. Elle orchestre alors ces actions en temps réel entre les différents systèmes concernés. Cette approche relie l’émission, l’exécution logistique et les communications, au lieu de laisser chaque étape fonctionner séparément.

Les banques relient émission et communication

Les appels entrants représentent environ 25 % des demandes de centres de contact dans certains environnements d’émission lorsqu’ils concernent le statut d’une carte. La connexion entre émission, exécution logistique et communication peut transformer ces demandes en notifications proactives. Elle fournit aussi l’infrastructure nécessaire à un agent d’IA pour gérer le processus de manière autonome. Les interfaces de programmation, les données interopérables et l’orchestration étaient déjà présentées comme des moyens de moderniser les systèmes bancaires. L’IA agentique leur donne une fonction opérationnelle supplémentaire. Ces composants permettent de convertir une décision autonome en action coordonnée, selon les règles et contrôles de l’établissement.

L’architecture devient ainsi un facteur de différenciation entre les stratégies d’IA des banques. Les modèles gagnent en capacité et deviennent plus accessibles, ce qui rend leur seule intelligence plus difficile à défendre durablement. Les données propriétaires, les règles internes, les autorisations, les interfaces de programmation et les contrôles restent intégrés à l’environnement d’exécution. Une infrastructure fragmentée peut limiter l’effet opérationnel d’une IA sophistiquée. À l’inverse, une infrastructure moderne et gouvernée peut rendre chaque nouvelle génération de modèles plus utile. Le sujet se déplace donc vers la capacité d’une banque à passer d’une décision à une action sans rompre la conformité ni l’expérience client.

Les plateformes déterminent l’exécution bancaire

Les émetteurs modernisent leurs flux actuels tout en préparant l’automatisation des opérations de cartes. Le Tracker décrit une architecture capable de servir ces deux objectifs. Les banques ne remplacent donc pas seulement une technologie ancienne par une technologie plus récente. Elles construisent l’environnement d’exécution dans lequel l’IA peut produire des résultats opérationnels. Cette logique place les systèmes d’émission, les données, les autorisations et les contrôles au centre du déploiement. Thales participe au suivi cité par PYMNTS Intelligence, dont les travaux portent sur l’aptitude des infrastructures d’émission à soutenir des usages d’IA agentique en production.

La prochaine étape concerne la part des activités qu’une technologie peut exécuter de manière sûre. Les chiffres de septembre montrent un écart entre les banques ayant piloté l’IA agentique et celles l’ayant déployée en production. Le remplacement d’une carte illustre cette différence avec plusieurs tâches coordonnées dans un même cycle. Les établissements peuvent relier la vérification, l’émission, la gestion du code PIN, les jetons, l’expédition et la communication. Cette orchestration vise aussi les demandes sur le statut des cartes, qui représentent environ 25 % des appels entrants dans certains environnements. Les plateformes d’émission restent donc directement liées à cette capacité d’exécution.

Gardez un coup d'avance en IA et tech.

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.

+11 000 fondateurs abonnés

À lire aussi