PEX mesure le fossé entre intérêt et confiance envers l’IA
Finance #ia-entreprise 3 min · 11 septembre 2026

PEX mesure le fossé entre intérêt et confiance envers l’IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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PEX mesure un écart entre l’intérêt pour l’IA et son utilisation par les équipes finance.

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Les équipes finance restent prudentes face aux décisions automatisées et aux risques d’erreur.

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Les entreprises peuvent commencer par automatiser une tâche simple avant d’étendre les usages.

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Le signal : Selon PEX, 36 % des répondants citent la fiabilité des résultats comme principal frein à l’adoption de l’IA.

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Résultats PEX Seules 28 % des équipes finance interrogées se disent à l’aise avec l’idée de laisser l’IA décider d’opérations financières courantes. Cette proportion ressort du rapport State of Finance de PEX, publié le 10 septembre 2026. L’étude a interrogé 687 responsables de la finance et des opérations. Par ailleurs, 31 % déclarent utiliser l’IA aujourd’hui. L’intérêt est plus large, puisque 66 % souhaitent l’utiliser. PEX interprète cet écart comme un enjeu de confiance. Son fondateur et directeur général, Toffer Grant, explique que les équipes veulent conserver le contrôle des processus financiers. L’automatisation introduit ainsi une tension que les professionnels doivent progressivement résoudre.

La confiance freine l’adoption La fiabilité des résultats constitue le principal obstacle cité par 36 % des répondants. Le deuxième frein concerne l’interopérabilité avec les systèmes existants, mentionnée par 20 % des participants. L’écart entre intérêt et usage apparaît dans plusieurs fonctions étudiées par PEX. Les capacités analysées comprennent la prévision de trésorerie, l’automatisation des pièces d’audit et les rapports financiers générés par l’IA. Pour ces derniers, 61 % des répondants manifestent un intérêt, mais seulement 14 % les utilisent actuellement. PEX détaille ces résultats dans son rapport State of Finance, qui mesure les niveaux d’adoption déclarés.

PEX cible les tâches simples

Un contrôle encore central Toffer Grant cite l’exemple d’une facture de 15 000 dollars. Les professionnels veulent vérifier qu’un système ne prélèvera pas 150 000 dollars à la place. Cette prudence concerne aussi la relation avec le fournisseur, qui reste à gérer. PEX recommande donc des usages plus simples pour construire la confiance. Une équipe peut commencer par examiner une relevé de carte bancaire de 20 pages. Elle peut aussi simplifier la vérification et la validation des transactions. PEX propose un agent d’IA pour améliorer le dépôt des justificatifs, définir des politiques de dépenses et créer des balises de suivi et de reporting.

Des gains mesurés Parmi les 340 répondants qui pilotent ou utilisent l’IA, 69 % déclarent avoir réduit le temps consacré aux contrôles manuels. La même population rapporte une réduction du délai de clôture pour 51 % des participants. Ces résultats concernent des entreprises utilisant déjà ou testant ces outils. PEX décrit également des procédures de dépenses encore très manuelles, avec des justificatifs collés sur du papier puis transmis physiquement. Selon Grant, l’automatisation peut prendre en charge la relance d’un salarié qui n’a pas transmis son justificatif. Elle libère alors du temps pour les équipes finance, tout en limitant la portée initiale de la délégation.

PEX recommande une progression graduelle

Une méthode en trois étapes Le rapport de PEX recommande une approche « crawl, walk, run » pour développer l’usage de l’IA. Les organisations peuvent commencer par automatiser une seule tâche. Cette première capacité doit demander peu d’efforts et ne pas nécessiter d’équipe projet dédiée. PEX indique que 77 % des entreprises au stade « crawl » n’exécutent encore aucune capacité. L’automatisation d’une première tâche constitue donc leur point de départ recommandé. Cette approche ne transforme pas immédiatement les décisions financières. Elle vise d’abord les opérations répétitives, comme le traitement des justificatifs ou le suivi des dépenses. Les équipes peuvent ensuite évaluer la fiabilité avant d’élargir les usages.

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