En résumé
Microsoft présente Windows sur Arm comme une plateforme adaptée à toute charge de travail.
NVIDIA intégrera un CPU Grace à 20 cœurs et un GPU Blackwell à 6 144 cœurs CUDA.
Les premiers ordinateurs équipés de RTX Spark sont attendus chez six fabricants à l’automne 2026.
Le signal : NVIDIA équipera dès l’automne 2026 des PC Windows avec sa puce RTX Spark, proposée sur des machines Microsoft, ASUS, Dell, HP, Lenovo et MSI.
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Microsoft relance Windows sur Arm avec NVIDIA, quatorze ans après la Surface RT. Le 25 août, Microsoft a présenté cette architecture comme une « plateforme de premier plan pour n’importe quelle charge de travail ». La firme prévoit d’intégrer la puce RTX Spark dans des ordinateurs Microsoft, ASUS, Dell, HP, Lenovo et MSI à l’automne 2026. NVIDIA signe ainsi sa première incursion dans les systèmes sur puce pour PC Windows. Les premiers prix évoqués par Morgan Stanley atteignent 1 799 dollars pour les modèles N1. Les machines N1X haut de gamme commenceraient à 2 899 dollars. Cette troisième tentative vise donc directement le segment des ordinateurs portables premium.
Un passif coûteux Microsoft avait lancé la Surface RT en 2012 avec une version de Windows compilée pour Arm. La tablette ne pouvait pas exécuter les applications x86 et restait limitée au Windows Store. Les stocks invendus avaient entraîné une dépréciation proche d’un milliard de dollars. En 2019, le Surface Pro X avait adopté l’émulation pour les applications 32 bits. Ses performances chutaient à l’usage, tandis que Google Chrome rencontrait aussi des difficultés visibles. Ces deux épisodes ont installé une réputation d’incompatibilité autour de Windows sur Arm. Microsoft revient désormais avec NVIDIA et une puce conçue pour associer processeur, circuit graphique et mémoire unifiée.
Une puce ambitieuse RTX Spark combine un CPU Grace à 20 cœurs et un GPU Blackwell à 6 144 cœurs CUDA. La puce peut intégrer jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée. TSMC la grave avec un procédé de 3 nm. NVIDIA revendique, dans un portable fin, des performances graphiques comparables à celles d’une RTX 5070 de bureau. Microsoft affirme aussi que plus de 7 000 applications et jeux fonctionnent nativement sur la plateforme. Ce chiffre provient du site Works on Windows on Arm. Le billet publié par Microsoft présente cette compatibilité comme un axe central du relancement.
Prism traduit encore La compatibilité avec les logiciels x86 repose sur Prism, l’émulateur qui traduit leurs instructions vers Arm à la volée. Cette promesse rappelle celle du Surface Pro X en 2019, qui n’avait pas empêché les baisses de performances. Les logiciels anti-triche ajoutent une difficulté pour les jeux. NVIDIA et Microsoft n’ont pas documenté le fonctionnement de titres comme Valorant ou Fortnite sur cette plateforme. Les premiers retours devront donc préciser la compatibilité réelle avec ces usages. Cinq ans avant Microsoft, Apple avait utilisé Rosetta 2 lors de sa transition vers Apple Silicon. Le système avait rendu la bascule transparente pour les utilisateurs Mac.
Des tarifs élevés En France, le Surface Laptop 15 coûte déjà entre 1 769 et 3 119 euros selon sa configuration. Le Surface Laptop Ultra devrait se situer plus haut, mais Microsoft n’a communiqué ni tarif ni date précise pour sa disponibilité française. Les prix évoqués par Morgan Stanley placent les prochaines machines dans une gamme comparable aux MacBook Pro. Microsoft adopte une architecture unifiée similaire à celle d’Apple, sans disposer d’un écosystème fermé contrôlant toute la compatibilité. Pour les acheteurs visant un portable haut de gamme à l’automne, l’article de 01net recommande d’envisager l’attente des premiers tests indépendants.
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