Microsoft muscle Copilot avec plus de 20 outils juridiques

Microsoft muscle Copilot avec plus de 20 outils juridiques

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Microsoft lance Copilot for Legal avec plus de 20 compétences juridiques.

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Les utilisateurs peuvent réviser des contrats et suivre des obligations dans Word et Cowork.

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Plus de 1 800 utilisateurs ont produit près de 100 000 modifications depuis avril.

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Le signal : Microsoft devient le quatrième géant de l’IA à lancer une offre juridique dédiée en cinq mois.

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Microsoft lance Copilot for Legal le 25 octobre 2026, avec plus de 20 compétences dédiées aux métiers du droit. L’offre rassemble la revue de contrats, la rédaction, le suivi des obligations et d’autres tâches juridiques. Ces fonctions sont intégrées à Microsoft Copilot, Word et Cowork, l’espace de travail agentique de Microsoft. Elles sont généralement disponibles dès aujourd’hui pour les clients Microsoft Copilot dans le monde entier. Microsoft annonce également des plugins provenant de plus de deux douzaines de partenaires spécialisés. L’entreprise devient ainsi le quatrième acteur majeur de l’IA à proposer une offre juridique dédiée en cinq mois, après Anthropic, Google et OpenAI.

Word reste central Microsoft construit cette offre autour d’outils déjà utilisés par les juristes. Lorsqu’il révise un accord, Copilot peut proposer une modification et demander à Word de l’appliquer comme changement suivi. Le format du document est ainsi conservé. Pour rédiger, Copilot peut exploiter des précédents approuvés dans SharePoint. Il utilise aussi les contrôles de contenu de Word pour créer des champs structurés et modifiables. Dans Cowork, les utilisateurs peuvent travailler sur plusieurs fichiers, courriels, réunions et accords. Microsoft cite notamment le suivi des obligations, la comparaison de clauses et la création de chronologies pour les dossiers.

Cinq domaines structurent les compétences annoncées par Microsoft. La première catégorie aide à transformer des modèles approuvés en contrats ou mémos juridiques. La deuxième examine les accords selon des guides internes et propose des modifications suivies. La troisième extrait les engagements, échéances et déclencheurs, puis relie les accords concernés. La quatrième compare des documents et exigences afin de produire une analyse structurée. La cinquième construit des chronologies, fait ressortir les dates importantes et transforme des comptes rendus en procès-verbaux. Microsoft indique que ces fonctions prolongent Legal Agent, lancé en avril dans son programme d’accès anticipé Frontier.

Les premiers résultats Microsoft indique que plus de 1 800 utilisateurs ont produit près de 100 000 modifications depuis avril. Environ sept suggestions sur dix ont été conservées, selon l’entreprise. Ses évaluations internes rapportent également plus de 90 % de fluidité, plus de 95 % de concision et plus de 85 % de pertinence. Ces chiffres concernent les modifications de Legal Agent. Microsoft cite son propre service juridique comme terrain d’utilisation initial. Aneesh Mehta, avocat interne, affirme qu’une première revue pouvant durer une heure prend souvent quelques minutes avec Copilot. Clyde & Co annonce une adoption approchant 90 % auprès de ses avocats.

Quatre géants ciblent le droit

Le marché s’élargit Microsoft rejoint Anthropic, Google et OpenAI avec une offre juridique dédiée. Anthropic a lancé Claude for Legal en mai, avec plus de 20 connecteurs MCP et 12 plugins par domaine de pratique. Google a présenté Gemini Enterprise for Legal le 25 août, d’abord en préversion. OpenAI a lancé Astra for Law le 17 septembre, avec un index juridique couvrant le droit américain et 26 plugins de fournisseurs. Les quatre offres associent des compétences ou agents juridiques à des connecteurs vers des logiciels spécialisés. Microsoft met toutefois en avant l’accès direct à Word, sans application distincte à adopter.

Les partenaires arrivent Microsoft déploie ses plugins dans son registre, avec des acteurs comme Bloomberg Law, iManage Work, DocuSign, Harvey, Legora, Everlaw et Relativity. Harvey était déjà disponible dans Microsoft 365 Copilot et Cowork depuis juin. La liste publiée ne comprend pas Westlaw, CoCounsel ni LexisNexis. Thomson Reuters y apparaît avec HighQ, sa plateforme collaborative. En mai, Anthropic avait connecté Claude à CoCounsel Legal, Westlaw et Practical Law. Google avait cité Thomson Reuters et LexisNexis comme partenaires de connecteurs. Microsoft présentera ses fonctions lors d’un webinaire annoncé pour le 22 octobre. Lire l’annonce de Microsoft et l’analyse de LawNext. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur les usages de l’IA par les avocats et juristes.

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