Microsoft ouvre Aurora 1.5 aux prévisions météo probabilistes
Industrie 3 min · 17 septembre 2026

Microsoft ouvre Aurora 1.5 aux prévisions météo probabilistes

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Microsoft ajoute 22 variables météo aux quatre variables originales d’Aurora.

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Aurora 1.5 produit des prévisions horaires et des ensembles probabilistes.

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Le modèle dépasse l’ensemble ECMWF sur 88,9 % des cibles évaluées.

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Le signal : Aurora 1.5 dépasse l’ensemble ECMWF sur 88,9 % des cibles évaluées.

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Microsoft publie Aurora 1.5, une extension ouverte de son modèle de fondation Aurora pour le système terrestre. L’annonce du 17 septembre 2026 ajoute 22 variables météo aux quatre variables originales. Le modèle propose aussi une résolution temporelle horaire et des prévisions probabilistes par ensembles. Microsoft Weather a développé cette extension à partir des travaux de Microsoft Research AI for Science. Les chercheurs et développeurs peuvent utiliser, évaluer et modifier Aurora 1.5. Les points de contrôle sont disponibles sur Hugging Face et le code est publié sur GitHub. Microsoft relie également ce modèle à ses services météo, à son infrastructure et à des accès gérés pour des usages opérationnels.

Aurora reste polyvalent, car son origine remonte à une présentation de 2024 et à une publication dans Nature en 2025. Le modèle avait été adapté aux prévisions météo à moyen terme, aux vagues océaniques et à la chimie atmosphérique. Il avait aussi été appliqué à des travaux climatiques émergents grâce à l’ajustement spécialisé. Aurora 1.5 élargit cette base vers des organisations utilisant des informations sur l’atmosphère et le système terrestre. Les nouvelles variables couvrent notamment les champs de surface, les niveaux de pression, le vent, la température, l’humidité, les précipitations et le rayonnement. Microsoft présente cette ouverture comme un moyen d’évaluer et d’étendre plus facilement le modèle.

Microsoft ajoute 22 variables météo

La résolution horaire apporte davantage de détails pour certaines décisions opérationnelles. Microsoft cite notamment le début des précipitations, les décisions liées au commerce et le suivi d’un cyclone tropical touchant les terres. Les prévisions par ensembles produisent plusieurs simulations afin d’estimer une plage de résultats possibles. Aurora 1.5 introduit des perturbations stochastiques pour représenter l’incertitude du modèle. L’équipe a effectué plusieurs étapes d’ajustement sur le modèle Aurora original. Elle a ensuite optimisé la qualité probabiliste des prévisions. Une dernière phase autorégressive s’est appuyée sur les données d’analyse HRES du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, couvrant la période 2018-2023.

Les évaluations affichent 88,9 %, un résultat mesuré sur les cibles de variables et d’échéances étudiées. Aurora 1.5 dépasse l’ensemble dynamique d’ECMWF sur cette proportion de cibles. La comparaison porte sur le géopotentiel, la température et l’humidité en altitude, ainsi que sur cinq variables de surface. L’équipe a aussi évalué les cyclones tropicaux de 2024 et 2025. Aurora 1.5 a réduit les erreurs de trajectoire par rapport au modèle Aurora original. La médiane de l’ensemble atteint une baisse d’environ un tiers au cinquième jour. Pour l’ouragan Helene, les trajectoires probabilistes ont enveloppé la trajectoire vérifiée dans l’exemple présenté par Microsoft.

Aurora relie recherche et opérations

Les usages dépassent la météo, avec des travaux menés par Terradot, l’AI for Good Lab et le Microsoft Research Accelerator. Leur projet TerraNova utilise des représentations météo dérivées d’Aurora pour estimer et optimiser le retrait du dioxyde de carbone par altération accélérée des roches. Microsoft indique aussi qu’Aurora est exploré avec le Met Office britannique. Cette collaboration étudie l’utilisation de modèles de fondation avec des systèmes établis fondés sur la physique. L’objectif présenté consiste à soutenir des informations climatiques et des décisions plus flexibles, sans remplacer la science des prévisions. Microsoft rappelle que l’évaluation, la transparence et l’expertise métier restent nécessaires pour un déploiement responsable.

Microsoft Weather structure l’accès, en reliant Aurora 1.5 à Microsoft Foundry, Planetary Computer Pro, des compétences d’agents et des services Azure. Cette architecture associe modèles, données géospatiales, infrastructure et flux de travail appliqués. BKW utilise Aurora 1.5 avec des modèles météo opérationnels existants de Microsoft. L’entreprise l’emploie pour des opérations énergétiques liées à la production dépendante de la météo, à la planification d’infrastructures et aux données environnementales. Microsoft prévoit aussi d’étendre ce travail dans les prochains mois avec des modèles météo spécialisés pour les entreprises. Ces modèles doivent répondre à des besoins de qualité, de vitesse, d’incertitude et d’aide à la décision opérationnelle.

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