Par Arthur Dekeyser
En résumé
Microsoft ajoute 22 variables météo au modèle Aurora 1.5.
Aurora 1.5 produit des prévisions horaires et probabilistes.
Le modèle dépasse ECMWF sur 88,9 % des cibles évaluées.
Le signal : Aurora 1.5 surpasse l’ensemble d’ECMWF sur 88,9 % des cibles évaluées.
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Microsoft présente Aurora 1.5, une extension de son modèle ouvert de fondation consacré au système terrestre. L’annonce publiée le 18 août 2026 ajoute 22 variables météorologiques aux quatre variables d’origine. Le modèle fournit aussi des prévisions horaires et des ensembles probabilistes. Microsoft Weather développe cette version à partir des travaux de Microsoft Research AI for Science. Aurora 1.5 est diffusé en code ouvert sur GitHub, avec des points de contrôle sur Hugging Face. Les chercheurs et développeurs peuvent donc l’évaluer, l’adapter et construire dessus. Microsoft relie également ce modèle à ses services météo, ses données, son infrastructure et ses usages opérationnels. La source originale détaille cette extension.
Aurora avait été lancé en 2024, puis présenté dans Nature en 2025. Microsoft Research AI for Science l’avait conçu comme un modèle de fondation du système terrestre. Le modèle pouvait être adapté aux prévisions météo à moyen terme, aux vagues océaniques et à la chimie atmosphérique. Il pouvait aussi soutenir certaines applications climatiques émergentes après un ajustement spécialisé. Aurora 1.5 élargit cette base pour couvrir davantage de signaux atmosphériques. Les 22 nouvelles variables comprennent des champs de surface, de pression, de vent, de température, d’humidité, de précipitations et de rayonnement. Cette couverture vise notamment l’énergie, l’agriculture, le transport et la planification de la résilience.
Les prévisions horaires apportent un niveau de détail supplémentaire pour des décisions opérationnelles. Microsoft cite notamment le début des précipitations, les décisions commerciales et l’arrivée d’un cyclone tropical. Aurora 1.5 ajoute aussi la prévision en ensembles. Cette méthode exécute plusieurs simulations afin d’estimer l’éventail et la probabilité des résultats possibles. L’équipe a introduit des perturbations stochastiques pour représenter l’incertitude du modèle. Elle a ensuite optimisé la qualité probabiliste des prévisions. Un ajustement autorégressif final s’est appuyé sur les analyses HRES du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, entre 2018 et 2023. Le modèle produit ainsi une moyenne, une médiane et une dispersion des scénarios.
Les évaluations de Microsoft indiquent qu’Aurora 1.5 dépasse l’ensemble dynamique d’ECMWF sur 88,9 % des cibles évaluées. Cette comparaison couvre le géopotentiel, la température et l’humidité en altitude, ainsi que cinq variables de surface. Pour les cyclones tropicaux de 2024 et 2025, le modèle a aussi réduit les erreurs de trajectoire. La médiane de l’ensemble affiche une baisse d’environ un tiers par rapport au modèle Aurora original. Cette amélioration atteint ce niveau au cinquième jour dans les diagnostics présentés. Microsoft illustre ce résultat avec l’ouragan Helene, dont la trajectoire vérifiée se trouve dans l’enveloppe des scénarios générés. Ces résultats concernent uniquement la position de la trajectoire.
Les usages dépassent la météo, selon plusieurs collaborations citées par Microsoft. Terradot travaille avec l’AI for Good Lab et Microsoft Research Accelerator sur TerraNova. Le projet utilise des représentations météorologiques dérivées d’Aurora pour estimer et optimiser le retrait du dioxyde de carbone par altération accélérée des roches. Le Met Office britannique explore également l’utilisation d’Aurora avec ses systèmes physiques établis. Microsoft précise que ces modèles doivent compléter, et non remplacer, les modèles fondés sur la physique et l’expertise métier. BKW utilise déjà Aurora 1.5 avec des modèles météo opérationnels de Microsoft. L’entreprise l’emploie pour ses opérations énergétiques, sa planification d’infrastructures et ses données environnementales.
Microsoft Weather prépare la suite, avec des services gérés, des intégrations et des voies de déploiement destinées aux organisations. Aurora doit être accessible via Microsoft Foundry et Planetary Computer Pro, avec des services Azure et des compétences d’agents reliant les modèles aux données géospatiales. Microsoft Weather indique que son équipe fournit des prévisions dans Windows, Bing, Copilot, Edge et MSN. Ces services atteignent plus d’un milliard d’appareils dans 180 pays. L’équipe affirme avoir appliqué l’IA aux prévisions opérationnelles pendant plus de sept ans. Elle prévoit aussi d’étendre ce travail avec des modèles météo adaptés aux entreprises, en privilégiant la qualité, la vitesse, l’incertitude et l’aide à la décision opérationnelle.
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