Par Arthur Dekeyser
En résumé
Michael Stemmle présente l’orchestration comme le lien entre agents IA et logique financière déterministe.
Les services financiers doivent rendre les décisions explicables, auditables et contrôlables.
Additiv recommande une adoption progressive fondée sur l’expérimentation et l’apprentissage.
Le signal : Michael Stemmle affirme que les prestataires financiers non engagés sur une plateforme d’orchestration pourraient perdre leur compétitivité dans trois ans.
Vous appréciez ce genre d'analyse ?
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.
+11 000 fondateurs abonnés
Michael Stemmle défend une approche fondée sur l’orchestration des agents IA dans la finance. Le fondateur et directeur général d’additiv estime que la différenciation ne dépendra pas du volume d’IA déployé. Elle dépendra de la manière dont ces outils seront utilisés. Selon lui, les capacités de l’IA ont progressé rapidement tandis que leurs coûts ont fortement diminué. Cette évolution rend les outils accessibles à des entreprises de toutes tailles. Mais l’accumulation de solutions ne suffit pas à créer de la valeur. Dans les services financiers réglementés, les entreprises doivent encadrer l’automatisation par des règles déterministes. Lire la source originale
Les règles financières structurent cette approche. Les modèles doivent accéder aux données en temps réel. Ils doivent aussi intégrer les produits, la logique métier, les prix, les risques et les exigences réglementaires. Ces informations doivent rester disponibles entre les fonctions de l’entreprise. Elles doivent couvrir l’ensemble du cycle de vie client. Stemmle résume cette exigence ainsi : « Il faut orchestrer cela, sinon cela ne fonctionne pas. » L’objectif consiste à relier la logique financière déterministe aux agents. L’orchestration doit ensuite répartir les tâches selon un fonctionnement attendu. Elle doit aussi permettre l’intervention des collaborateurs humains lorsque la technologie ne fournit pas une réponse suffisamment fiable.
L’IA agentique étend l’automatisation au-delà des tâches isolées. La numérisation a déjà réduit certains travaux manuels, comme la saisie de données ou le rapprochement d’informations entre plusieurs ensembles. Les agents peuvent désormais appliquer un raisonnement à des processus. Selon Stemmle, ils peuvent prendre en charge des scénarios nécessitant une logique proche du raisonnement humain. Ils pourraient ainsi gérer des processus réglementés de bout en bout. Le dirigeant affirme qu’ils peuvent offrir aux clients finaux une expérience complète et remplacer une partie du traitement manuel. Il précise toutefois que cette technologie reste peu fiable dans les environnements réglementés et ne doit pas remplacer l’humain.
Les entreprises gagnantes devront selon Stemmle acheminer le travail entre agents et personnes. Elles devront conserver la transparence sur chaque décision. Elles devront aussi exécuter ces processus sur leurs systèmes centraux existants. Pour lui, l’IA seule ne constitue pas une stratégie. Elle forme un outil permettant un nouveau modèle opérationnel. Additiv défend donc une couche d’orchestration située entre l’IA et la logique financière existante. Cette approche évite de remplacer les systèmes centraux. Elle diffère du simple ajout de solutions génératives à une infrastructure. Dans ce dernier cas, la technologie peut atteindre une impasse opérationnelle. Les processus réglementés doivent rester explicables, auditables et imputables.
Additiv cite Revolut comme exemple de stratégie de plateforme. Selon Stemmle, Revolut définit des services, les distribue, puis choisit les activités réalisées en interne ou confiées à des tiers. Cette organisation donne davantage de contrôle sur la chaîne de valeur. Elle peut également accélérer la mise sur le marché, selon le dirigeant. Additiv propose une plateforme permettant aux prestataires financiers de poursuivre une logique comparable. Stemmle compare aussi l’adoption de l’ordinateur au remplacement d’une machine à écrire. Conserver les mêmes méthodes aurait produit un gain de productivité nul, estime-t-il. Les entreprises doivent donc repenser la distribution, l’exploitation et la prestation des services. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur les outils IA pour la comptabilité des PME.
Gardez un coup d'avance en IA et tech.
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.
+11 000 fondateurs abonnés