Par Arthur Dekeyser
En résumé
Mason Scurry présente plus de 30 agents IA comme une équipe organisée.
Les décomptes d’agents varient fortement selon leur autonomie et leurs tâches.
Les professionnels évaluent surtout le temps gagné et la qualité produite.
Le signal : Mason Scurry revendique plus de 30 agents IA, tandis que Salesforce annonce 25 000 entreprises équipées d’Agentforce.
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Des effectifs numériques Mason Scurry affirme que son cabinet de conseil compte plus de 30 « employés » IA. Ces agents portent des noms, des fonctions, des responsabilités et des personnalités. Frankie, son chef de cabinet, suit les personnes et les tâches. Penny contrôle l’utilisation des jetons et recherche les dépenses inutiles. Scurry affirme que ces agents fonctionnent en continu pour moins d’un centime par heure. Il les présente aussi dans des canaux Slack et dans un journal interne fictif. Sur LinkedIn, il espère montrer à de futurs clients comment son système fonctionne. Il reconnaît toutefois que le nombre d’agents peut être facilement gonflé sans preuve d’activité commerciale réelle.
Un nouveau signal professionnel Cette pratique prend la forme de l’« agentmaxxing », un affichage de statut lié aux agents IA. Maayan Sarig, responsable de la communication chez Meta, dit gérer une équipe de six agents, dont un seul humain. Moti observe son flux de travail et suggère des gains de temps. Yonit joue le rôle d’une journaliste cynique qui teste ses propositions. Derrick Hicks affirme avoir créé 16 agents spécialisés, puis un agent nommé Conductor pour les coordonner. Selon Hicks, l’audit du référencement, des réseaux sociaux, de la publicité et des concurrents est passé de trois ou quatre semaines à environ une heure. Ces résultats restent présentés par leurs créateurs.
Les grands groupes avancent Mark Zuckerberg construit un agent IA pour l’aider dans son travail et une version de lui-même destinée aux échanges avec les salariés de Meta. Selon AlphaSense, 2 175 retranscriptions de sociétés cotées mentionnaient des agents au dernier trimestre, soit deux fois plus qu’un an auparavant. Salesforce affirme que plus de 25 000 entreprises ont créé et déployé des agents avec Agentforce. Walmart a conçu un cadre interne composé de quatre « super agents » pour ses clients, ses partenaires et plus de deux millions de salariés. Ces chiffres montrent une adoption mesurée par les annonces et les déploiements, mais ils ne rendent pas les systèmes comparables.
Des tâches parfois étroites Robbie Allen utilise environ 25 agents pour son activité. L’un analyse son fil LinkedIn toutes les deux heures et classe des occasions de prise de contact. Allen choisit encore les personnes ciblées et rédige lui-même les messages. D’autres agents transforment des comptes rendus de réunion en actions, préparent des brouillons LinkedIn et rapprochent son temps client de ses factures. Allen explique que plusieurs systèmes sont des tâches planifiées qui se réveillent périodiquement. Certaines déplacent simplement des données entre services, sans utiliser un grand modèle de langage à chaque étape. Il indique aussi qu’un agent vérifie les autres, car une panne survient la plupart des jours.
La maintenance pèse aussi Une étude du Work AI Institute de Glean estime que les employés de bureau consacrent plus de six heures par semaine au « botsitting ». Cette activité consiste à fournir du contexte, contrôler les résultats et corriger les erreurs. Les agents peuvent donc créer du travail en plus d’en économiser. Maayan Sarig mesure plutôt la qualité produite et le temps gagné. Elle désactive un agent lorsque son travail n’est pas régulièrement meilleur ou plus rapide que son processus manuel. Derrick Hicks conserve un agent qui recherche chaque jour trois prospects pertinents. Pour lui, la capacité à résoudre un goulot d’étranglement commercial compte davantage que le nombre affiché.
Une valeur encore mesurable Melissa Hilbert, analyste chez Gartner, estime que le décompte des agents peut confondre déploiement et valeur. Deux agents qui réduisent de 50 % le cycle d’une prospection commerciale produiraient un résultat concret, selon elle. À l’inverse, 200 agents générant des milliers de contenus inutilisés resteraient sans valeur. PwC indique désormais accorder moins d’importance au nombre d’agents qu’au nombre d’utilisateurs. EY et Boston Consulting Group suivent notamment la productivité, les coûts et le temps économisé. Le débat porte donc sur les effets observables. Comme le résume l’article original de Business Insider, les humains supervisent encore ces systèmes et leurs défaillances.
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