En résumé
Le Sénat américain a bloqué l’avancée du Clarity Act par 49 voix contre 50.
Les négociations ont achoppé sur les restrictions éthiques visant les responsables publics.
Brian Armstrong estime que la SEC et la CFTC disposent déjà d’outils réglementaires.
Le signal : Le Sénat américain a rejeté par 49 voix contre 50 l’avancée du Clarity Act, après l’échec de négociations sur les règles éthiques.
Vous appréciez ce genre d'analyse ?
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.
+11 000 fondateurs abonnés
Vote bloqué mardi Le Sénat américain a empêché l’avancée du Clarity Act lors d’un vote marqué par 49 voix contre 50. Tous les sénateurs démocrates ont voté contre la mesure, selon les informations relayées le 16 septembre 2026. Trois républicains, Susan Collins, Josh Hawley et Jerry Moran, ont également voté contre. Le texte devait établir un cadre réglementaire pour les actifs numériques aux États-Unis. Son rejet constitue un revers pour l’industrie crypto, qui soutenait cette initiative législative. Le résultat intervient après plus d’un an de discussions entre républicains et démocrates. Les débats portaient notamment sur la protection des consommateurs et les restrictions éthiques visant les responsables publics. (Techmeme)
Négociations interrompues avant le vote Les discussions entre les deux camps se sont arrêtées avant le scrutin. Eleanor Terrett a rapporté que des collaborateurs négociaient encore des modifications aux contrôles éthiques dans le bureau du sénateur républicain Thom Tillis. Des collaborateurs du sénateur Tim Scott ont ensuite mis fin à cette réunion, selon ce récit. Thom Tillis a déclaré que le vote ne constituait pas la fin du Clarity Act. Il a évoqué des progrès bipartisans importants et la possibilité de poursuivre le travail. À l’inverse, plusieurs démocrates ont estimé que les dispositions éthiques du texte restaient trop faibles. Elissa Slotkin a notamment cité les activités crypto de Donald Trump, de ses enfants et de membres de son cabinet.
Un texte soutenu par l’industrie Brad Garlinghouse, dirigeant de Ripple, a déclaré que son équipe avait travaillé pour faire aboutir le texte. Il a présenté le projet comme une mesure dépassant les intérêts d’une seule entreprise. Brian Armstrong, dirigeant de Coinbase, a qualifié le résultat de décevant. Il a néanmoins affirmé que les conversations bipartites pouvaient continuer. Armstrong estime aussi que la Securities and Exchange Commission et la Commodity Futures Trading Commission disposent déjà des outils nécessaires pour établir des règles claires dans le cadre de leurs compétences actuelles. Chainlink a décrit le vote comme un revers. L’entreprise a ajouté que chaque mois sans cadre réglementaire envoyait des capitaux, des développeurs et des parts de marché ailleurs.
Marchés sous pression après l’échec Le rejet du texte a été suivi par une baisse des actifs et des entreprises liés aux cryptomonnaies. CoinDesk a rapporté que des positions longues représentant 570 millions de dollars avaient été liquidées après l’échec du vote. Bitcoin a aussi reculé sous 75 000 dollars, selon Coinpedia Fintech News. The Block a toutefois rapporté que des analystes minimisaient la portée structurelle immédiate de la défaite. David Hoffman a rappelé sur X que le marché évaluait déjà à 15 % la probabilité d’une adoption du texte la semaine précédente. Ces éléments montrent des réactions de marché distinctes selon les acteurs. Ils ne constituent pas une mesure unique de l’impact réglementaire du vote.
Calendrier législatif toujours ouvert Plusieurs responsables républicains ont affirmé que le Clarity Act pouvait encore revenir dans le processus législatif. Thom Tillis a déclaré que les discussions avaient produit des avancées substantielles. Le sénateur John Kennedy a également estimé que le texte n’était pas nécessairement mort. Tim Scott a défendu l’objectif d’un cadre fournissant des règles claires, une protection renforcée des consommateurs et davantage d’innovation américaine. Des responsables démocrates ont donné une lecture différente du scrutin. Elissa Slotkin a jugé les dispositions éthiques insuffisantes pour encadrer les activités crypto de responsables publics. Le résultat laisse donc le texte bloqué après une année de négociations, tandis que l’industrie se tourne aussi vers la SEC et la CFTC.
Gardez un coup d'avance en IA et tech.
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.
+11 000 fondateurs abonnés