OpenAI : la justice inculpe Alfozan pour un micro caché
Cybersécurité 2 min · 29 octobre 2026

OpenAI : la justice inculpe Alfozan pour un micro caché

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Abdulrahman Alfozan a été arrêté le 9 octobre à San Francisco.

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Les équipes de sécurité ont découvert le micro le 30 septembre.

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OpenAI affirme qu’aucun accès inapproprié aux modèles, au code ou aux données clients n’a été établi.

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Le signal : Abdulrahman Alfozan, employé d’OpenAI depuis juillet 2025, est poursuivi pour interception de communications après la découverte d’un micro.

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Arrestation le 9 octobre. Abdulrahman Alfozan, ingénieur saoudien d’OpenAI âgé de 35 ans, a été arrêté le 9 octobre. Il a comparu le 14 octobre devant un juge fédéral à San Francisco. Le ministère américain de la Justice l’accuse d’« interception de communications ». Ce délit peut être puni de cinq ans de prison maximum. L’ingénieur reste détenu dans l’attente d’une audience fixée au 19 octobre. Selon France 24, Washington présente cette affaire comme une question de sécurité nationale, sans retenir à ce stade une accusation d’espionnage.

Un appareil dans la salle. Les équipes de sécurité d’OpenAI ont découvert le 30 septembre un micro branché sur le port USB d’une télévision. L’appareil était dissimulé dans du papier toilette et avait été installé deux jours auparavant. Il contenait des enregistrements chiffrés. Les réunions organisées dans cette salle concernaient notamment des recherches, des projets de produits et des échanges avec les pouvoirs publics. Un second appareil similaire a ensuite été découvert dans un sac appartenant à l’ingénieur. La plainte affirme aussi qu’il s’était renseigné sur les salles de réunion, leurs agendas et les lieux fréquentés par la direction.

OpenAI restreint les accès

Des requêtes examinées. Entre le 24 et le 30 septembre, un compte d’assistant IA lié à l’épouse d’Alfozan a envoyé des requêtes portant sur la fabrication d’un enregistreur audio. Certaines concernaient aussi l’écoute en direct et le chiffrement d’une carte mémoire. Selon la plainte, plusieurs requêtes correspondent à l’objet découvert dans la salle. OpenAI affirme avoir signalé l’affaire au FBI. L’entreprise dit avoir utilisé ses propres modèles d’IA pour analyser l’appareil et remonter jusqu’à l’employé. Elle a progressivement restreint ses accès, puis l’a licencié le 9 octobre, en coordination avec les enquêteurs.

Aucun vol établi. OpenAI affirme qu’aucune indication ne montre un accès inapproprié aux poids des modèles, au code source ou aux données des clients. Le ministère de la Justice ne reproche pas non plus à l’ingénieur un espionnage économique ou un vol de secrets industriels. Le procureur fédéral Craig Missakian a néanmoins qualifié l’affaire de question de sécurité nationale. Jay Clayton, directeur du renseignement américain, a relié l’arrestation à la lutte contre les menaces étrangères. Il dirige depuis début octobre la « Super Intelligence Force », un groupe de travail de la Maison-Blanche consacré à l’IA. Le ministère cite également un mémorandum présidentiel signé en juin.

L’accusation vise une interception

Un parcours chez Meta. Alfozan travaillait chez OpenAI depuis juillet 2025. Diplômé du Massachusetts Institute of Technology et titulaire d’un master de Berkeley, il avait auparavant passé cinq ans chez Meta. Il a ensuite travaillé pour une start-up de logistique. Chez OpenAI, il était responsable de l’ingénierie sur la plateforme d’agents d’IA. Une vidéo publiée en septembre sur YouTube le présentait comme le seul employé saoudien de l’entreprise. L’affaire survient alors que l’administration Trump fait de la suprématie américaine en IA une priorité de sécurité nationale. Le dossier reste fondé sur une accusation d’interception de communications, avec une audience judiciaire annoncée le 19 octobre.

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