En résumé
Jess Asato engage une action en justice contre xAI pour l’utilisation non consentie de son image.
La députée affirme que X a rejeté à plusieurs reprises ses signalements avant le retrait des contenus.
Le Royaume-Uni prépare des mesures renforcées contre les outils de génération de contenus manipulés et les chatbots concernés.
Le signal : Jess Asato affirme que xAI a utilisé son image sans consentement après la diffusion de plusieurs deepfakes sur X.
Vous appréciez ce genre d'analyse ?
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.
+11 000 fondateurs abonnés
Jess Asato poursuit xAI après la diffusion de deepfakes la représentant sur X. La députée travailliste britannique affirme que son image a été utilisée sans consentement dans plusieurs contenus manipulés et trompeurs. Asato avait auparavant interpellé Elon Musk au sujet du scandale Grok de 2025. Elle avait demandé que le chatbot cesse de produire ce type de contenu. Elle est désormais engagée dans une action en justice contre xAI. Son dossier pourrait contribuer à établir la responsabilité d’entreprises d’IA lorsque leurs produits causent un préjudice. Lire l’entretien de WIRED.
Un parcours centré sur les victimes Asato travaille depuis plusieurs années sur les violences visant les femmes et les enfants. Avant son entrée au Parlement, elle a travaillé six ans pour l’association SafeLives, spécialisée dans les violences domestiques. Elle a ensuite rejoint pendant trois ans la plus grande association britannique pour l’enfance. Ces expériences ont orienté son activité politique. Elle défend notamment des protections renforcées pour les femmes et les enfants en ligne. Elle affirme également avoir accompagné des victimes de manipulations numériques avant le scandale Grok. Selon elle, les outils de génération d’images ont facilité la création de contenus falsifiés visant des personnes réelles, parfois avec des conséquences familiales importantes.
Une réglementation déjà engagée Après son intervention à la Chambre des communes, Liz Kendall, alors secrétaire d’État britannique chargée des sciences, de l’innovation et de la technologie, a annoncé de nouvelles mesures visant les applications capables de créer des contenus falsifiés. Cette mesure devait être introduite dans le Crime and Policing Act. Le texte devait aussi placer les chatbots généralistes sous le régime de l’Online Safety Act. La législation devait encore entrer en vigueur après une consultation. Asato a toutefois averti qu’un outil comparable à Grok pouvait encore apparaître avant l’application complète de ces mesures. Elle estime que les entreprises doivent respecter le droit existant ou être encadrées par de nouvelles règles.
Des signalements d’abord rejetés Après avoir publié un message demandant à Elon Musk d’agir, Asato a constaté que des images manipulées la visant circulaient sur les réseaux sociaux. Elle affirme avoir signalé plusieurs contenus à X. La plateforme lui aurait répondu à plusieurs reprises qu’ils ne violaient pas ses conditions d’utilisation. Un avocat a ensuite écrit à X pour demander leur retrait. Les contenus ont finalement été supprimés. C’est à ce moment que son conseil lui a indiqué que xAI pourrait avoir enfreint la loi. Asato dit avoir hésité avant d’engager cette procédure. Elle craignait notamment les conséquences pour sa famille et les risques liés à son exposition publique.
Un dossier à portée collective Asato présente sa procédure comme une démarche dépassant son propre cas. Elle affirme que de nombreuses personnes ont subi des manipulations similaires sans pouvoir engager une action judiciaire. La députée veut donc déterminer si une entreprise peut être tenue responsable lorsque son outil facilite l’utilisation non consentie d’une image. Elle dit également vouloir vérifier si la loi peut s’appliquer à une entreprise dirigée par une personnalité aussi puissante qu’Elon Musk. xAI n’a pas répondu immédiatement à la demande de commentaire de WIRED. L’affaire place ainsi le consentement et la responsabilité des fournisseurs d’IA au centre du débat juridique britannique. Écouter le podcast de WIRED sur Apple Podcasts. Écouter sur Spotify.
Gardez un coup d'avance en IA et tech.
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.
+11 000 fondateurs abonnés