En résumé
Les recruteurs citent davantage la pénurie de compétences comme leur premier défi.
Les candidats recherchent surtout des missions précises et des informations salariales.
Les recruteurs utilisent principalement l’IA pour rédiger leurs offres d’emploi.
Le signal : Hellowork relève que 93,1 % des recruteurs utilisent désormais l’IA, principalement pour rédiger les offres d’emploi.
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Enquête Hellowork La 17e enquête Hellowork montre un écart entre le volume des candidatures et leur adéquation aux postes. Réalisée du 2 juin au 17 juillet 2026 auprès de 2 532 candidats et 695 recruteurs, elle place la pénurie de compétences recherchées au premier rang des difficultés. 53,8 % des recruteurs la citent, contre 39 % en 2025. Dans le même temps, 71,9 % estiment que moins d’une candidature sur quatre correspond réellement au profil attendu. La moitié des recruteurs, soit 50,4 %, considère même que l’abondance des candidatures nuit à la qualité du recrutement. Lire l’enquête publiée par Focus RH.
Candidats sous pression Les candidats décrivent également un accès plus difficile à l’emploi. 88,3 % jugent la recherche plus compliquée qu’il y a deux ans. Parmi eux, 63 % attribuent cette évolution au renforcement des exigences des recruteurs. Ce sentiment atteint 70 % chez les membres de la génération Z. 55,4 % de ces derniers constatent aussi une diminution du nombre d’offres. Les recruteurs observent de leur côté une évolution des attentes des candidats. 88,4 % déclarent avoir constaté des changements, notamment sur les prétentions salariales, citées par 73,1 %. Malgré ces tensions, 68,9 % prévoient des recrutements stables ou en hausse en 2026.
Offres décourageantes Le contenu des annonces pèse directement sur les candidatures. 96 % des candidats déclarent avoir déjà renoncé à postuler à une offre. Les exigences jugées irréalistes arrivent en tête, avec 53,9 % des réponses. Elles sont suivies par une description trop imprécise du poste, citée par 46,9 %, puis par l’absence d’information sur la rémunération, mentionnée par 39,5 %. Les missions et le salaire restent les deux critères les plus recherchés parmi les trois premiers choix. Ils représentent respectivement 83,8 % et 82,4 % des réponses. Lorsqu’ils arbitrent, 65 % privilégient les missions, une priorité exprimée par un membre de la génération Z sur deux.
Salaire affiché La transparence salariale progresse dans les offres étudiées. 75,4 % des recruteurs déclarent désormais afficher systématiquement le salaire, soit 7,4 points de plus qu’en 2025. Pour 81,1 % d’entre eux, cette pratique facilite le recrutement. Pourtant, 61,7 % des candidats disent avoir déjà constaté un écart entre la présentation de l’offre et le poste finalement proposé. La communication après candidature présente aussi un décalage marqué. 66,2 % des candidats déclarent ne recevoir aucune réponse après un refus, contre 50 % en 2025. À l’inverse, 93 % des recruteurs affirment répondre systématiquement. Une réponse explicite, même non personnalisée, suffirait à 53 % des candidats.
Usages de l’IA L’utilisation de l’IA concerne 93,1 % des recruteurs interrogés, contre 78 % en 2025. Chez les candidats, elle atteint 61,1 %, contre 50 % un an plus tôt. Les pratiques restent toutefois différentes selon les populations. 81,1 % des recruteurs utilisent principalement l’IA pour rédiger les offres d’emploi. Seuls 8,5 % déclarent s’en servir pour trier les candidatures. Le gain de temps constitue le bénéfice cité par 85,6 % des recruteurs. Malgré cette diffusion, 61,8 % des candidats doutent qu’un humain lise réellement leur candidature. Les recruteurs signalent aussi une standardisation des CV, constatée par 65,6 % d’entre eux. 80,3 % des candidats affirment modifier les candidatures générées par l’IA.
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