Gartner révèle le malaise des salariés face à l’IA
Rh #ia-entreprise 3 min · 15 octobre 2026

Gartner révèle le malaise des salariés face à l’IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Gartner constate que moins de 35 % des salariés déclarent un bon niveau global de bien-être.

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L’enquête indique que 47 % des salariés sollicités pour utiliser l’IA ont résisté à son adoption.

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Les entreprises peuvent analyser certains signaux comportementaux pour mieux cibler leur soutien aux salariés.

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Le signal : L’enquête Gartner menée auprès de près de 12 000 salariés relie l’IA à la détection précoce de signaux d’épuisement et de désengagement.

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Gartner observe que moins de 35 % des salariés déclarent de bons niveaux de bien-être global. Ce résultat provient d’une enquête menée auprès de près de 12 000 employés au premier trimestre 2026. L’étude examine aussi l’adoption de l’intelligence artificielle au travail. Parmi les répondants invités à utiliser cette technologie, 47 % déclarent avoir résisté à son adoption. Les salariés peuvent donc percevoir différemment les effets de l’IA sur leur entreprise et sur leur propre situation. Gartner indique que beaucoup jugent l’impact positif pour leur organisation, sans être certains qu’il leur soit bénéfique personnellement. Ces données placent le bien-être au centre des décisions liées au déploiement de l’IA.

Les signaux comportementaux constituent l’un des usages étudiés par Gartner. L’analyse peut porter sur des changements de ton dans les échanges, des passages fréquents d’un contexte à l’autre ou des signes d’exclusion. Elle peut aussi repérer des indices de désengagement. Pour les responsables des ressources humaines, ces éléments peuvent fournir un contexte avant qu’un problème d’engagement ne s’aggrave. Gartner présente cette approche comme un complément aux enquêtes périodiques. Elle pourrait aider les entreprises à identifier des risques liés à l’épuisement, au désengagement ou à une baisse de performance. L’étude associe donc l’IA à une observation plus continue des difficultés possibles au travail.

Gartner relie IA et bien-être

Nicole Paripurana précise que l’IA peut soutenir la dimension humaine du travail. L’analyste principale de Gartner cite plusieurs fonctions possibles. Les organisations pourraient identifier des habitudes de travail malsaines, réduire certaines frictions et personnaliser leur accompagnement. Elles pourraient également traiter plus tôt des risques liés au bien-être. Gartner indique que l’IA peut analyser les préférences de bien-être, les styles de récupération et les besoins individuels. Ces informations pourraient ensuite orienter des programmes de soutien adaptés. Les exemples cités comprennent la tolérance aux réunions, les préférences de connexion, l’activation volontaire de signaux de stress et des rappels personnalisés liés au bien-être.

Les indicateurs sociaux apparaissent aussi dans les résultats rapportés par Dive Brief. Une étude Glassdoor du premier trimestre 2026 a relevé une hausse de 65 % de l’épuisement sur un an. Une enquête Monster menée pendant la même période indique que 59 % des salariés estiment que leur emploi nuit activement à leur santé mentale. Selon Workday, 16 % des salariés disent que l’IA a réduit leur patience pour les conversations informelles. La même étude rapporte que 33 % parlent rarement ou jamais avec leurs collègues hors échanges professionnels simples. Enfin, 14 % ont pris un congé durant l’année écoulée pour solitude ou isolement social.

Les usages restent orientés soutien

L’adoption demeure contrastée malgré ces applications possibles. Les 47 % de répondants résistants à l’utilisation de l’IA montrent une difficulté d’appropriation parmi les salariés concernés. Gartner relie cette réserve au fait que l’impact personnel de la technologie reste incertain pour eux. Dans le même temps, l’entreprise estime que les organisations peuvent utiliser l’IA pour renforcer le bien-être et la résilience. Nicole Paripurana affirme que les entreprises qui en retireront le plus de valeur seront celles qui l’emploieront au-delà de la productivité. Les responsables RH disposent ainsi d’un axe d’action fondé sur les signaux, le soutien personnalisé et la prévention.

Lire l’analyse de Dive Brief et les résultats publiés par Gartner.

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