EY révèle le paradoxe des gains de productivité IA
Finance 3 min · 2 octobre 2026

EY révèle le paradoxe des gains de productivité IA

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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EY identifie l’IA comme le premier moteur de gains de productivité pour 50 % des dirigeants interrogés.

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Près d’un quart des organisations peinent à convertir ces gains en résultats financiers mesurables.

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Seuls 16 % des dirigeants déclarent disposer d’une visibilité en temps réel sur le retour de l’IA.

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Le signal : Selon EY, seuls 16 % des dirigeants disposent d’une visibilité en temps réel sur le retour sur investissement de l’IA.

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EY publie ses résultats Le cabinet EY indique que l’intelligence artificielle a été le principal moteur de gains de productivité matérielle pour 50 % des dirigeants interrogés. Ce résultat couvre les douze mois précédant l’enquête. La refonte des processus arrive derrière, citée par 46 % des répondants. Pourtant, près d’un quart des organisations déclarent éprouver des difficultés à convertir ces gains en résultats financiers mesurables. EY a publié ces conclusions dans sa dernière enquête CEO Outlook. L’étude a interrogé 1 200 dirigeants dans 21 pays, en août et septembre 2026. Les résultats portent donc sur une perception déclarée par les dirigeants sondés. Consulter l’enquête CEO Outlook d’EY.

La productivité progresse largement EY rapporte que presque tous les dirigeants interrogés déclarent une hausse de la production par salarié pendant la dernière année. Cette progression ne se traduit toutefois pas systématiquement par une croissance ou une rentabilité supérieures. Le rapport distingue le gain opérationnel de sa conversion en valeur financière. Il indique que la direction doit ensuite choisir entre plusieurs usages. Elle peut augmenter la production, réduire les délais, améliorer la qualité ou renforcer la résilience. Elle peut aussi réorienter les capacités vers des activités à plus forte valeur. Ces options sont présentées comme des décisions de gestion, et non comme des conséquences automatiques de l’IA.

Les dirigeants mesurent mal le rendement

Les capacités financent la croissance Près de la moitié des répondants, soit 48 %, déclarent affecter des capacités supplémentaires à la croissance, à l’innovation et à la transformation. Cette allocation intervient alors que 23 % des dirigeants disent voir les améliorations de productivité absorbées par plusieurs contraintes. Ils citent notamment la complexité opérationnelle, les exigences réglementaires, la gestion des risques et l’augmentation des tâches. EY relève ainsi un écart entre la capacité libérée et son utilisation déclarée. Andrea Guerzoni, vice-président mondial d’EY-Parthenon, affirme que la productivité seule ne constitue pas une stratégie. Il associe les progrès durables à une refonte des modèles opérationnels et du travail entre personnes et technologies.

Le suivi financier reste minoritaire Seuls 16 % des dirigeants interrogés déclarent disposer d’une visibilité claire et en temps réel sur le retour sur investissement de l’IA. Ce chiffre mesure la capacité de suivi rapportée par les répondants. Il ne constitue pas une estimation de la rentabilité globale des investissements concernés. L’enquête signale aussi que les entreprises doivent arbitrer leurs usages de capacité après les gains de productivité. EY cite cinq choix possibles, dont la hausse de production, la réduction des délais, l’amélioration de la qualité, la résilience et les activités à plus forte valeur. Le cabinet présente ces arbitrages comme un rôle de la direction.

EY relie productivité et arbitrages

Les modèles opérationnels deviennent centraux Andrea Guerzoni déclare que les dirigeants susceptibles de prendre de l’avance seront ceux qui construiront une croissance durable de long terme. Dans son propos, il relie cette croissance à la manière dont les personnes et les technologies travaillent ensemble. Il mentionne aussi la transformation des modèles opérationnels et les choix d’allocation du capital. Ces éléments décrivent la lecture stratégique d’EY sur les résultats de l’enquête. Le cabinet ne présente pas la productivité comme une mesure suffisante. Son rapport met plutôt l’accent sur la décision qui suit le gain initial. Lire le communiqué d’EY sur l’IA et la productivité.

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