DONG promet une IA pirate, anonyme et sans filtre
Cybersécurité 3 min · 28 août 2026

DONG promet une IA pirate, anonyme et sans filtre

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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DONG affirme fonctionner sans compte classique, JavaScript ni renseignement personnel.

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La plateforme attribue un jeton aux utilisateurs pour retrouver leurs conversations.

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Les tests de ZATAZ ont produit un infostealer en HTML sans filtrage apparent.

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Le signal : DONG associe un accès par jeton, la suppression des comptes après trois mois et la génération testée d’un infostealer en HTML.

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DONG revendique l’anonymat. ZATAZ a testé une intelligence artificielle générative présentée comme privée et anonyme. Le service utilise le pseudonyme DONG pour ne pas révéler son identité réelle. La plateforme affirme fonctionner sans compte classique, sans JavaScript et sans renseignement personnel. Elle indique aussi que les requêtes sont traitées hors ligne, directement sur le matériel de ses opérateurs. Lors de ses tests, ZATAZ a obtenu la génération d’un voleur d’informations en HTML. Ce type de mécanisme cherche à récupérer des données présentes sur un système ou transmises par un utilisateur. Le récit complet de l’essai est publié par ZATAZ.

Un jeton remplace le compte. DONG remet à chaque utilisateur un code au format « DONGxxxxxx ». Ce jeton permet de retrouver les conversations ultérieurement. Le dispositif remplace les identifiants habituels associés à une adresse électronique ou à un profil personnel. La plateforme affirme également que l’historique peut être effacé à tout moment. Les comptes inactifs disparaissent après trois mois. Ces choix réduisent les données persistantes revendiquées par le service. Ils limitent aussi le lien direct entre une identité civile et l’utilisation de la plateforme. DONG présente cette architecture comme une solution destinée aux utilisateurs souhaitant réduire leur exposition lorsqu’ils utilisent une IA générative.

DONG limite les traces persistantes

Une publicité coûte 1 000 dollars. DONG propose des bandeaux publicitaires facturés 1 000 dollars par mois. Selon le récit de ZATAZ, ces publicités dirigent vers des services pirates et d’autres marchés clandestins. Cette offre constitue un modèle de monétisation associé à l’audience du service. La plateforme met donc en avant deux éléments distincts. Elle promet une utilisation avec peu d’informations personnelles. Elle commercialise également des espaces publicitaires auprès de services liés au piratage. La combinaison entre accès anonyme revendiqué et publicité pour des services clandestins renforce le positionnement particulier de DONG. L’essai place ainsi la plateforme dans un environnement directement lié aux usages cybercriminels.

Les tests montrent un infostealer. ZATAZ indique que DONG a produit un « infostealer » sous la forme d’un code HTML. Un voleur d’informations peut récupérer des données présentes sur un système ou transmises par un utilisateur. Ce type de logiciel malveillant permet à des pirates d’infiltrer des internautes et d’usurper leurs actions légitimes. Les grands services génératifs appliquent généralement des restrictions aux demandes facilitant certaines activités malveillantes. DONG semble suivre une logique différente, centrée sur la liberté de génération et l’absence de filtrage apparent. L’essai documente donc une capacité concrète observée par ZATAZ, sans fournir de procédure destinée à reproduire cette attaque.

ZATAZ observe une modération réduite

Une combinaison attire les analystes. DONG réunit plusieurs caractéristiques relevées par ZATAZ dans son analyse. La plateforme annonce un accès nécessitant peu d’informations personnelles. Elle revendique aussi un traitement hors ligne sur le matériel de ses opérateurs. Son système conserve les échanges derrière un jeton, puis supprime les comptes après trois mois d’inactivité. Enfin, les tests montrent une faible modération face à une demande d’infostealer. Cet assemblage intéresse les analystes de cybersécurité et du renseignement, selon l’article. Il peut également attirer des utilisateurs cherchant à expérimenter des usages refusés par les principales plateformes d’intelligence artificielle. VeilleZATAZ suit ces sujets de sécurité numérique.

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