Darren Mowry voit Mistral accélérer l’IA française

Darren Mowry voit Mistral accélérer l’IA française

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Darren Mowry décrit une accélération de l’innovation qui se mesure désormais presque en heures.

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Google utilise Gemini et des données publiques pour repérer des fondateurs et des startups prometteuses.

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Mistral illustre selon lui la capacité d’une startup française à viser une reconnaissance internationale depuis Paris.

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Le signal : Darren Mowry affirme que l’époque où chaque fondateur devait rejoindre la Bay Area est révolue, en citant Mistral comme exemple.

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Darren Mowry dirige chez Google l’écosystème mondial des startups et des investisseurs depuis 2021. Il s’est exprimé le 1er octobre à Station F, pendant la première édition du Google Startup Day France. Avant Google, il a passé près d’une décennie chez Microsoft, puis dix ans chez AWS. Il observe aujourd’hui une accélération technologique sans précédent dans son parcours. Selon lui, les nouveautés apparaissent presque d’heure en heure. Il dit ne pas ressentir de peur de rater une opportunité. Son équipe mise plutôt sur une curiosité extrême. Elle veut rester leader sur ses certitudes, tout en apprenant auprès des partenaires, clients et concurrents. Lire l’entretien complet de Maddyness

Trois prismes structurent le repérage des jeunes pousses chez Google Cloud. Le premier repose sur la proximité avec les fondateurs. Google a créé une équipe dédiée, composée d’ingénieurs et d’anciens entrepreneurs intégrés aux écosystèmes. Le deuxième combine données publiques et intelligence artificielle. L’équipe utilise Gemini pour identifier des entrepreneurs sériels, leurs investisseurs et leurs domaines d’application. Darren Mowry cite le cas d’une fondatrice expérimentée en robotique appliquée. Le troisième prisme concerne les incubateurs, accélérateurs et fonds. Station F joue un rôle particulier, puisque DeepMind et Google Cloud y sont réunis sous le même toit. Google reste aussi connecté aux investisseurs et aux réseaux de business angels.

Google rapproche ses équipes des fondateurs

Paris gagne en attraction selon Darren Mowry, qui compare l’écosystème français à celui de San Francisco. Il reconnaît à Y Combinator une marque forte et une capacité à attirer des talents. Il décrit toutefois une évolution dans les déplacements récents à Paris et Madrid. Les fondateurs peuvent désormais viser une entreprise internationale sans quitter leur territoire d’origine. Mistral constitue son exemple principal. La startup française est née en France, puis a choisi Google pour son premier partenariat majeur. Darren Mowry en déduit que chaque fondateur n’a plus besoin de s’installer dans la Bay Area. Google entend donc aller à la rencontre des entrepreneurs parisiens.

Trois secteurs français retiennent particulièrement l’attention de Darren Mowry. Dans la santé, les startups rencontrées à Paris travaillent surtout sur l’efficience des systèmes et les plateformes numériques destinées aux patients. La cybersécurité bénéficie, selon lui, des exigences françaises de conformité et de souveraineté des données. Ces contraintes peuvent devenir un facteur de différenciation face à certaines startups américaines. Google accompagne aussi des entreprises françaises, israéliennes et polonaises du secteur. Enfin, la France et l’Allemagne disposent d’un tissu industriel et manufacturier jugé remarquable. Cette base soutient des projets d’intelligence artificielle physique et de robotique destinés aux industries traditionnelles.

L’Europe mise sur ses industries historiques

Le marché européen change dans la stratégie de lancement de certaines startups. Darren Mowry observe que des fondateurs de Paris, Madrid ou Stockholm ciblent d’abord la France ou l’Europe de l’Ouest. Ils envisagent ensuite les États-Unis, lors d’une deuxième ou troisième phase. Une implantation à New York ou dans la Bay Area reste pertinente pour les entreprises visant directement le marché américain. Son analyse distingue donc le choix géographique du produit et de sa cible initiale. À Madrid, lors du South Summit, il a aussi participé à des échanges sur la coopération entre fondateurs européens. Le débat portait sur la capacité de marchés cloisonnés à mieux collaborer.

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