Callandor décroche les droits numériques de Cristian Volpato
Marketing 3 min · 25 octobre 2026

Callandor décroche les droits numériques de Cristian Volpato

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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Cristian Volpato a signé un accord exclusif avec Callandor en septembre.

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Callandor veut monétiser les doubles numériques et limiter les contenus non approuvés.

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Les juristes examinent les droits liés aux reproductions générées par IA.

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Le signal : Cristian Volpato a accordé à Callandor des droits exclusifs sur son image numérique, sa voix et ses données biométriques.

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Accord exclusif signé. En septembre, Cristian Volpato a conclu un accord avec Callandor, société californienne spécialisée dans les licences liées à l’IA. Le footballeur de 22 ans évolue à Sassuolo, en Serie A italienne. Callandor obtient les droits exclusifs sur son image numérique, sa voix, ses profils biométriques et ses données de performance. La société doit ensuite monétiser cette image auprès de marques. Elle prélèvera une commission sur les contrats conclus. Elle aidera aussi à limiter les contenus qui n’ont pas reçu l’approbation du joueur. Une vidéo montre déjà plusieurs doubles numériques de Volpato dans différents décors. Lire l’article original du Guardian.

Callandor construit des doubles. Michael Fisk, cofondateur de Callandor, décrit cette activité comme la création de « jumeaux synthétiques ». Selon lui, un joueur s’entraîne et joue fréquemment. Il dispose donc de moins de temps pour les placements de marque. Un double numérique pourrait apparaître toute l’année, à condition d’être approuvé. Callandor a été fondée en février. Son portefeuille comprend aussi le footballeur brésilien Jorginho et le navigateur américain Chris Poole. Les campagnes restent en phase pilote. Fisk évoque des livres audio avec plusieurs langues et des applications destinées aux supporters. Il imagine également un clone capable de commenter en temps réel la manière de jouer au football.

Volpato rejoint les premiers athlètes

Neymar a précédé Volpato. En juin, le footballeur brésilien Neymar a accordé une licence sur son image numérique à une plateforme de divertissement détenue par des intérêts chinois. Cette plateforme a diffusé de courtes vidéos pendant la Coupe du monde de la FIFA. Le contrat de Volpato intervient alors que plusieurs acteurs utilisent des images générées par IA sans autorisation. En Australie, les contrats des joueurs des principales ligues sportives ne mentionnent actuellement pas l’IA. En début de mois, l’AFL a demandé à son partenaire de paris Sportsbet d’arrêter d’utiliser des images générées de joueurs sans leur consentement. Le syndicat des joueurs examine des règles plus strictes.

Les droits se négocient. William Saunders dirige Hyperknown, une jeune entreprise basée à Sydney qui cherche des accords comparables. Il estime que les sportifs doivent établir leurs droits avant que d’autres acteurs décident pour eux. Selon lui, Sportsbet illustre le décalage entre technologie et consentement. Le joueur de cricket australien Travis Head est apparu dans une publicité de Kayo au début du mois. Il y plaisantait sur son propre clone numérique. Les contrats publicitaires peuvent atteindre plusieurs millions pour certains sportifs. Le montant que les marques accepteront de payer pour un clone reste incertain. Saunders évoque toutefois des ventes en langues étrangères, dans des pays jamais visités par les athlètes.

Les juristes distinguent image et création

Le droit reste fragmenté. Jonathan Harlen, spécialiste de la propriété intellectuelle à Southern Cross University, décrit les courtiers en IA comme une étape prévisible d’un marché mondial accéléré. Il identifie plusieurs droits à négocier autour des reproductions numériques. Le droit d’auteur protège déjà les enregistrements vocaux, les œuvres artistiques et les images cinématographiques lorsqu’une intervention humaine et un effort créatif indépendant existent. Selon Harlen, cette protection ne s’applique pas aux reproductions générées par IA. Les personnalités disposent aussi de recours contre certains contenus non autorisés. Les règles de passing off exigent toutefois de démontrer une perte économique pour agir. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur les usages de l’IA par les avocats et juristes.

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