Par Arthur Dekeyser
En résumé
Le marché français du e-commerce a atteint 196,4 milliards d’euros en 2025.
Converteo a identifié un assistant conversationnel dans seulement 22 % des 170 enseignes auditées.
Les consommateurs restent plus nombreux à accepter l’IA pour conseiller que pour finaliser un paiement.
Le signal : Converteo note les assistants e-commerce entre 12 et 83 sur 100, avec une moyenne globale de 46.
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Marché français Le e-commerce français a généré 196,4 milliards d’euros en 2025, selon l’étude de Converteo. Ce chiffre progresse de 7 % sur un an. Face aux géants asiatiques de la vente à bas coût, les professionnels considèrent l’intelligence artificielle comme un levier de différenciation. Pourtant, les agents autonomes capables de régler un achat restent absents des parcours observés. Converteo a audité 170 enseignes en mars 2026. Seules 22 % possèdent réellement un assistant conversationnel. Cette proportion atteint 26 % parmi les cent premières entreprises du secteur. L’écart entre l’ambition affichée et l’usage transactionnel demeure donc marqué dans le commerce en ligne. Lire l’analyse complète.
Adoption interne Les vendeurs avancent plus vite dans leurs processus que dans leurs interfaces clients. Selon Converteo, 82 % déclarent avoir intégré l’intelligence artificielle dans leurs opérations internes. Du côté des acheteurs, 31 % des cyberacheteurs français utilisent déjà ces outils pendant leurs emplettes en ligne. La proportion monte à 49 % chez les 15-24 ans. Cette adoption ne se traduit toutefois pas par une autonomie complète. Les assistants identifiés obtiennent des notes comprises entre 12 et 83 sur 100. Leur moyenne atteint 46 sur 100. Seulement 10 % des acteurs dépassent 50 points. Le marché combine donc une demande réelle, des expérimentations nombreuses et des performances très inégales selon les enseignes évaluées par le cabinet de conseil. Voir la publication de Converteo.
Écarts sectoriels La Beauté et la Santé obtiennent une moyenne de 18 sur 100 dans l’évaluation de Converteo. La Mode ainsi que l’univers Maison, Jardin et Bricolage atteignent 13 sur 100. Ces domaines associent un panier moyen plus élevé, des volumes importants sur internet et un besoin de conseil personnalisé, selon l’étude. La Culture ferme le classement avec 1 sur 100. Les Jeux et Jouets suivent avec 3 sur 100. Les résultats montrent ainsi des niveaux d’équipement très éloignés entre catégories. L’évaluation ne décrit pas une capacité homogène des assistants. Elle mesure plutôt une implantation encore partielle, avec des scores qui varient fortement d’un marchand à l’autre, y compris parmi les secteurs déjà actifs en ligne.
Transaction bloquée Aucun agent virtuel évalué ne permet actuellement d’acheter directement un produit depuis sa fenêtre de discussion. Environ un tiers des solutions proposent seulement d’ajouter un article au panier. Dans 79 % des cas, l’assistant renvoie l’internaute vers une fiche produit classique. Cette limite concerne précisément l’étape qui sépare la recommandation de la commande. Google déploie parallèlement son protocole de commerce universel, l’UCP, pour automatiser les règlements de bout en bout. Amazon a déjà rejoint ce dispositif avec son outil Rufus. Ces initiatives situent l’achat automatisé parmi les chantiers suivis par les grands acteurs. Elles ne modifient pas les résultats observés par Converteo auprès des 170 enseignes auditées en mars 2026.
Transparence attendue La sécurité des données personnelles inquiète 71 % des consommateurs interrogés. Par ailleurs, 57 % doutent de l’impartialité des conseils fournis par l’intelligence artificielle. L’acceptation varie fortement selon le moment du parcours. Seulement 30 % des acheteurs acceptent de finaliser une transaction avec l’assistant. Ils sont 47 % à l’accepter pendant la phase de conseil avant-vente. La clarté des sources constitue un levier identifié par l’étude. Soixante pour cent des clients accorderaient plus facilement leur confiance à un outil capable d’expliquer ses recommandations. Pourtant, 40 % des agents testés ne savent pas justifier leurs réponses. Laurent Nicolas-Guennoc, directeur marketing de Converteo, estime que le commerce agentique est déjà en construction.
Échéance commerciale Laurent Nicolas-Guennoc affirme que les acteurs français ont posé les premières briques du commerce agentique. Il identifie toutefois l’autonomie transactionnelle et la confiance comme les principaux défis à relever d’ici la fin d’année. Son propos relie ces enjeux aux prochains pics d’achat du Black Friday et de Noël. Les résultats de Converteo donnent des repères précis pour cette période. Les assistants restent rares, leur moyenne atteint 46 sur 100 et aucun ne finalise directement une commande depuis la discussion. La transparence apparaît également incomplète, puisque 40 % des agents testés ne justifient pas leurs réponses. Les marques qui investissent dès maintenant sur l’achat direct et l’explication des recommandations sont présentées par Converteo comme mieux placées.
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