En résumé
ChatGPT Work existe en versions cloud et locale, avec des capacités différentes.
L’environnement de code peut cloner des dépôts GitHub et accéder au Web.
Le produit peut conserver des fichiers, créer des sites et lancer des sous-agents.
Le signal : ChatGPT Work recense 223 outils enregistrés et 44 compétences, avec un navigateur Chrome et un environnement de code connecté à Internet.
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OpenAI a annoncé ChatGPT Work le 9 juillet 2026, puis l’a fait évoluer rapidement. Simon Willison décrit un produit puissant, mais difficile à comprendre. Il distingue deux versions. Work Cloud fonctionne sur chatgpt.com et dans les applications mobiles ChatGPT. Work Local apparaît après l’installation de l’application de bureau, auparavant appelée Codex. Cette version peut accéder aux fichiers et exécuter des programmes sur l’ordinateur. L’analyse porte principalement sur Work Cloud. Une mise à jour indique toutefois que Work Cloud est aussi accessible dans l’application de bureau. L’accès est réservé aux abonnés payants à partir de 20 dollars par mois. Les comptes gratuits et Go à 8 dollars n’y ont pas accès.
Le produit sépare Work et Chat dans l’interface. OpenAI recommande Chat pour obtenir une réponse, une explication, une idée ou un brouillon court. L’entreprise destine Work aux tâches avec un résultat défini, comme une note, une présentation, une analyse, une mise à jour récurrente, un flux de travail ou un fichier exploitable. Simon Willison juge cette distinction peu utile, car ChatGPT Chat peut déjà traiter ces catégories. Il identifie plutôt plusieurs fonctions supplémentaires dans Work. Elles comprennent notamment le choix entre Sol, Luna et Terra, l’exécution de code connectée à Internet, un navigateur Chrome sans interface graphique et un système de fichiers persistant. Lire l’analyse complète de Simon Willison.
Les modèles disponibles incluent GPT-5.6 Sol, Luna et Terra, avec six niveaux de raisonnement allant de Light à Ultra. GPT-5.5 propose quatre niveaux, de Light à Extra High. ChatGPT Chat affiche une sélection différente, avec notamment 5.6 Instant et 5.6 Pro. Simon Willison estime qu’Ultra délègue plus volontiers des tâches à des sous-agents. Il pense aussi que les sessions Work utilisent le quota Codex, tandis que les sessions Chat disposent d’un quota distinct. L’environnement de code constitue, selon lui, la fonction la plus intéressante. Il peut cloner des dépôts GitHub, installer leurs dépendances et interagir avec le reste du Web. L’accès par défaut semble ouvert à Internet.
Le navigateur Chrome peut charger des sites, remplir des formulaires et réaliser des captures d’écran. Lorsqu’une connexion est nécessaire, l’utilisateur peut reprendre la main pour saisir ses mots de passe et ses codes d’authentification à deux facteurs. Ces informations ne transitent alors pas par le modèle, selon l’analyse publiée. Le navigateur peut également exécuter du JavaScript sur le DOM d’une page chargée. Work conserve par ailleurs les fichiers entre les sessions. Chaque session reçoit un dossier de travail persistant sous /workspace/scratch. Simon Willison indique en avoir 171 dans son environnement. Les sessions actives partagent le volume /workspace, mais pas leur espace de processus. Voir les détails techniques.
ChatGPT Sites permet de créer et de déployer des sites complets avec Cloudflare Workers. Ces sites peuvent utiliser du HTML, du JavaScript et des fonctions côté serveur. Ils peuvent aussi s’appuyer sur Cloudflare D1 et R2 pour des fonctions avec état. Les sites sont privés par défaut pour leur créateur. Ils peuvent ensuite devenir publics ou être partagés avec certaines personnes dans les offres d’équipe. Work peut également lancer des sessions de sous-agents avec Sol, Luna et Terra. Simon Willison présente cette capacité comme adaptée aux projets complexes nécessitant plusieurs agents en parallèle. Les automatisations programmées peuvent exécuter une consigne chaque jour ou chaque heure. Elles peuvent aussi mettre à jour un ChatGPT Site.
La sécurité soulève une question précise autour de la combinaison entre données privées, contenu non fiable et moyen de transmettre des informations à un attaquant. Simon Willison appelle cette combinaison son modèle de la « lethal trifecta ». Il demande à OpenAI davantage d’explications sur la protection de Work contre les attaques par injection de consignes. Son analyse mentionne une possible revue automatique comparable à celle de Codex, mais il la présente comme une attente, pas comme un mécanisme confirmé. Il reproche aussi à OpenAI d’expliquer Work par ses usages plutôt que par ses fonctions réelles. Selon lui, la documentation devrait inclure les consignes système et les descriptions des outils employés par l’agent.
Une session Work a ensuite produit un site listant 223 outils enregistrés. Six outils provenaient des MCP personnels de Simon Willison, servis par datasette-mcp. Il a aussi identifié 44 compétences, dont control-browser, documents, imagegen, pdf, Spreadsheets, sites:sites-building, openai-docs et data-analytics:build-dashboard. La compétence control-browser décrit une exécution via Node REPL et l’API agent.browsers.*. D’autres compétences servent à créer des documents DOCX, manipuler des tableurs, lire des PDF ou construire des tableaux de bord. Cette cartographie rend visibles des fonctions que l’interface de Work présente de manière moins détaillée. Elle confirme surtout l’écart entre ChatGPT Chat et Work Cloud.
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