Brandon Thomas bâtit sept alternatives à Adobe avec Claude
#claude #agents-ia 3 min · 9 octobre 2026

Brandon Thomas bâtit sept alternatives à Adobe avec Claude

Par Arthur Dekeyser

En résumé

1

Brandon Thomas a créé sept clones gratuits des logiciels phares d’Adobe.

2

PhotoCraft ouvre les fichiers PSD et propose plus de 500 commandes automatisables.

3

Les applications ArtCraft restent en version alpha malgré leur fonctionnement natif multiplateforme.

💡

Le signal : Brandon Thomas a publié PhotoCraft, un clone de Photoshop capable d’ouvrir les PSD et d’exposer plus de 500 commandes automatisables.

NEWSLETTER BUSINESS & IA

Vous appréciez ce genre d'analyse ?

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Gratuit, sans engagement.

+11 000 fondateurs abonnés

Brandon Thomas publie ArtCraft, une suite de sept logiciels conçus pour reproduire les principaux outils d’Adobe. Ce développeur installé à Atlanta a codé le projet en Rust avec Claude Opus 5.5, le modèle d’Anthropic. La série comprend PhotoCraft, VectorCraft, FilmCraft, LightCraft, EffectCraft, DesignCraft et PrintCraft. PhotoCraft, présenté comme une réplique de Photoshop, a été publié la semaine dernière sur GitHub. Thomas se décrit comme un vétéran de quinze ans dans l’industrie, après un parcours dans les systèmes de paiement. Il présente toutefois ses créations comme des versions alpha, encore loin d’être prêtes. Il propose des primes aux personnes qui contribueront à corriger les bugs. (Voir le projet sur GitHub)

Sept outils remplacent sur le papier les principaux piliers de Creative Cloud. VectorCraft vise Illustrator, FilmCraft vise Premiere Pro, LightCraft vise Lightroom et EffectCraft vise After Effects. DesignCraft reprend le rôle d’InDesign, tandis que PrintCraft cible Acrobat. Les sept applications sont écrites sans ligne de code d’Adobe. Elles fonctionnent nativement sur macOS, Windows, Linux et FreeBSD, ainsi que dans un navigateur. ArtCraft adopte donc une approche multiplateforme dès sa conception. Le catalogue est gratuit et ne réclame aucun abonnement. Seuls les crédits nécessaires à la génération d’images par IA sont payants. Cette structure distingue ArtCraft du modèle d’abonnement associé à la suite Creative Cloud d’Adobe.

PhotoCraft automatise plus de 500 commandes

PhotoCraft ouvre et réenregistre les fichiers PSD, tout en gérant les calques, les masques et les styles. Le logiciel expose plus de 500 commandes utilisables par script ou par un agent IA. Chaque action accessible par un clic peut donc aussi être automatisée, selon la présentation du projet. Cette interface programmable dépasse le simple objectif de reproduire une application graphique. Elle relie les fonctions de retouche à des scénarios automatisés. La version actuelle conserve toutefois une stabilité limitée. La transformation libre peut parfois s’annuler toute seule. Thomas reconnaît que les bugs restent nombreux et que le logiciel conserve le niveau de maturité d’une alpha précoce. Ces limites réduisent pour l’instant son remplacement de Photoshop.

Le partenariat Adobe avec Anthropic donne à ArtCraft une dimension particulière. Adobe a conclu cette année un accord de 150 millions de dollars pour solder des poursuites fédérales engagées en 2024. Ces procédures l’accusaient de piéger ses clients dans leurs abonnements. Depuis fin avril, un connecteur officiel permet aussi à Claude de piloter plus de 50 outils de Creative Cloud. Adobe met donc en avant l’IA d’Anthropic pour enrichir ses propres logiciels, tandis que Brandon Thomas l’a utilisée pour produire des clones. Cette coexistence illustre deux usages rapportés de Claude autour de la création graphique. Elle ne signifie pas que les applications ArtCraft remplacent déjà les logiciels Adobe.

Adobe conserve son avance fonctionnelle

Les abonnés Adobe ne disposent pas d’un substitut opérationnel immédiat avec ArtCraft. Les clones plantent trop souvent pour remplacer les logiciels de Creative Cloud, tandis qu’Adobe conserve des années d’avance fonctionnelle. Le projet répond néanmoins à un rejet des abonnements qui concerne depuis longtemps le géant des logiciels créatifs. Certains développeurs font désormais écrire leurs propres outils par l’IA, et ArtCraft en constitue un exemple particulièrement large. Les alternatives gratuites restent peu nombreuses dans cet univers. Affinity demeure une référence solide pour remplacer Photoshop, InDesign et Publisher. Pour suivre le lancement et les évolutions d’ArtCraft, la publication originale détaille le projet et ses limites (lire l’article de 01net).

Gardez un coup d'avance en IA et tech.

Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.

+11 000 fondateurs abonnés

À lire aussi