Par Arthur Dekeyser
En résumé
BofA maintient une vérification humaine des contenus produits par l'IA pour ses clients.
PNC développe ses propres capacités de calcul GPU et ses petits modèles de langage.
Mark Wiedman considère le contrôle des agents comme une priorité pour PNC.
Le signal : BofA refuse les agents autonomes, tandis que PNC contrôle les actions de ses agents IA.
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BofA et PNC ont répondu aux inquiétudes croissantes sur la sécurité de l’intelligence artificielle lundi 14 septembre 2026, lors de la Barclays Global Financial Services Conference organisée à New York. Les dirigeants des deux banques ont insisté sur la nécessité de conserver un contrôle humain des systèmes capables de générer du contenu ou d’exécuter des actions. Cette position intervient alors que les établissements financiers poursuivent leurs investissements dans l’IA pour réduire certains coûts, améliorer l’efficacité opérationnelle et assister leurs employés.
Mark Wiedman, président de PNC Financial Services Group, a déclaré que le contrôle des agents constituait une priorité. PNC affiche 616 milliards de dollars d’actifs. De son côté, Brian Moynihan, directeur général de Bank of America, a assuré que les robots de la banque ne deviendraient pas incontrôlables. Les deux établissements cherchent ainsi à distinguer l’utilisation d’outils d’assistance de la délégation complète d’une décision ou d’une tâche à un agent autonome. Lire l’article original d’American Banker.
BofA contrôle les productions de ses outils avant toute utilisation par ses clients. Brian Moynihan a expliqué que la banque avait décidé depuis longtemps de maintenir une vérification humaine des contenus générés par l’IA. Il a distingué cette approche des agents laissés libres d’agir seuls. Selon lui, Bank of America ne permet pas ce fonctionnement autonome, notamment en raison des risques liés aux erreurs, aux décisions inappropriées et aux cyberattaques.
Le directeur général a également indiqué que l’équipe de cybersécurité de la banque travaillait à corriger ses systèmes et à renforcer les protections existantes. Cette organisation vise à contrôler le risque plutôt qu’à laisser un agent prendre une initiative sans validation. BofA investit par ailleurs fortement dans Erica, son assistant virtuel fondé sur l’IA. L’outil peut aider les clients et les employés, mais son déploiement reste encadré par des règles internes et par des mécanismes de supervision.
PNC avance prudemment en cherchant à encadrer les actions de ses agents. Mark Wiedman a estimé que les grandes organisations devaient progresser avec prudence. Il a notamment soulevé le risque qu’un agent devienne trop agressif dans l’exécution de sa mission, même lorsque son objectif initial paraît légitime. PNC veut donc maintenir ce comportement sous contrôle et vérifier que les systèmes restent alignés avec les consignes de la banque.
L’établissement présente aussi une stratégie d’indépendance technologique. Il construit ses propres capacités de calcul sur processeurs graphiques et développe de petits modèles de langage. Ces investissements doivent permettre à PNC de mieux maîtriser ses infrastructures, ses coûts et les conditions de déploiement de ses outils. La banque ne présente toutefois pas ces travaux comme une autorisation donnée à des agents d’agir sans supervision. Wiedman a placé la vérification du comportement au premier rang des priorités de PNC. Lire la présentation de l’article sur LinkedIn.
Le cycle d’investissement dans l’IA devrait se poursuivre selon Brian Moynihan. Le directeur général de BofA a déclaré que les dépenses consacrées au déploiement de cette technologie soutenaient une part importante de la croissance américaine. Il a ajouté que le rythme pouvait accélérer ou ralentir selon les annonces et les événements du week-end. Toutefois, la capacité de calcul serait construite, selon son analyse.
Cette déclaration maintient une distinction entre l’expansion des infrastructures et l’autonomie des agents. BofA et PNC continuent donc d’utiliser l’IA pour aider leurs employés, réduire certains coûts et améliorer l’efficacité. Leurs dirigeants mettent simultanément en avant la supervision humaine, la cybersécurité et la maîtrise des risques. Les banques semblent ainsi vouloir poursuivre leurs programmes d’IA tout en limitant la possibilité qu’un système prenne seul des décisions sensibles ou agisse au-delà du mandat qui lui a été confié.
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