Au Royaume-Uni, ChatGPT devient le confident de femmes
Santé #chatgpt 3 min · 17 septembre 2026

Au Royaume-Uni, ChatGPT devient le confident de femmes

Par Arthur Dekeyser

En résumé

1

Des femmes utilisent ChatGPT comme soutien émotionnel pendant des périodes de crise.

2

Les patients britanniques attendent beaucoup plus longtemps pour des soins psychiques.

3

ChatGPT apporte une réponse immédiate, mais ne remplace pas un thérapeute formé.

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Le signal : Au Royaume-Uni, les patients attendent huit fois plus souvent 18 mois pour des soins psychiques que pour des soins physiques.

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Un recours grandissant Le 6 mai 2025, DailyAI rapportait que davantage de femmes utilisaient ChatGPT comme soutien émotionnel. Le chatbot intervient parfois comme solution de remplacement face aux difficultés d’accès aux soins psychiques. Plusieurs utilisatrices décrivent un outil disponible immédiatement, sans jugement apparent. Elles l’emploient notamment pendant des moments de crise ou lorsque leur thérapeute n’est pas disponible. Cette pratique ne constitue toutefois pas un remplacement des professionnels formés. Le sujet associe donc deux faits distincts : ChatGPT fournit une présence conversationnelle accessible, tandis que la thérapie conserve une profondeur et un accompagnement que les utilisatrices jugent supérieurs. Lire l’article original

Des soins difficiles d’accès Au Royaume-Uni, les données du NHS indiquent que les patients sont huit fois plus susceptibles d’attendre plus de 18 mois pour un traitement de santé mentale que pour un traitement physique. Le secteur privé ne constitue pas toujours une alternative abordable. Les séances de thérapie privée coûtent 60 livres sterling ou davantage, selon l’article. Ces délais et ces prix figurent parmi les éléments décrits pour expliquer l’usage croissant de ChatGPT comme soutien émotionnel. Le NHS présente ses services de santé mentale, tandis que Rethink Mental Illness relaie une analyse des délais du NHS.

ChatGPT répond pendant les crises

Des usages très personnels Charly, 29 ans, à Londres, a consulté ChatGPT pendant la maladie terminale de sa grand-mère. Elle explique pouvoir poser des questions crues, difficiles ou presque cruelles sur la mort, sans se sentir tordue de vouloir comprendre. Ellie, 27 ans, du sud du pays de Galles, dit que l’outil l’a aidée à se sentir vue lorsque personne d’autre n’était présent. Elle reconnaît cependant que ChatGPT ne disposait pas du contexte complet de sa vie, contrairement à son thérapeute. Elle décrit aussi l’outil comme accessible et dépourvu de jugement pendant les crises. Ces témoignages montrent des usages centrés sur l’expression et le réconfort.

Une aide jugée limitée Julia, 30 ans, à Munich, a utilisé ChatGPT lorsque son thérapeute affichait complet. Elle a trouvé les réponses étonnamment bonnes et proches de celles d’une application de thérapie. Elle les a toutefois jugées trop pratiques. Selon elle, son thérapeute la confronte, alors que ChatGPT ne le faisait pas. L’article distingue ainsi plusieurs capacités attribuées au chatbot : une disponibilité permanente, une conversation perçue comme privée, une absence de jugement et un effet réconfortant. Il souligne aussi ses limites : manque de nuance émotionnelle, absence d’expérience vécue et faible capacité à poser les questions difficiles associées au travail thérapeutique.

Les limites restent thérapeutiques

Un soutien sans remplacement L’article présente ChatGPT comme une aide immédiate pour des femmes bloquées dans l’attente de soins. Il précise que l’outil ne remplace pas les professionnels formés. La différence repose notamment sur le contexte personnel, la nuance émotionnelle et la confrontation thérapeutique. Les témoignages de Charly, Ellie et Julia illustrent trois situations distinctes : comprendre la mort d’un proche, chercher une présence pendant une crise et attendre un rendez-vous. Leurs expériences décrivent un chatbot accessible, mais incomplet. L’article formule enfin un constat social attribué à son analyse : certaines personnes demandent de l’empathie aux robots alors que les systèmes humains de santé mentale les servent difficilement.

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