Par Arthur Dekeyser
En résumé
Anthropic permet à Claude Cowork d’exécuter des tâches sur un ordinateur.
Dispatch relie un téléphone à l’agent Claude installé sur un poste de travail.
Les interfaces spécialisées réduisent la dépendance aux conversations textuelles longues.
Le signal : Claude Dispatch permet de demander depuis un téléphone des tâches exécutées par Claude Cowork sur un ordinateur.
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Anthropic a lancé Dispatch pour Claude Cowork, un dispositif qui permet d’envoyer des demandes depuis un téléphone. Claude travaille alors sur l’ordinateur de l’utilisateur. Cowork, lancé en janvier, donne à Claude accès aux fichiers locaux et aux applications via un espace de travail sur ordinateur. Le service se connecte aussi à des dizaines d’applications grâce à des connecteurs. Lorsqu’un connecteur manque, Claude peut contrôler directement la souris et le clavier. Dispatch ajoute cette commande à distance. L’utilisateur scanne un QR code, puis son téléphone devient une télécommande pour l’agent installé sur son poste. Cette approche vise les tâches concrètes, plutôt qu’une simple conversation textuelle.
Les interfaces chatbot peuvent compliquer le travail, même lorsque le modèle produit des réponses utiles. Une étude récente a observé un petit groupe de professionnels de la finance réalisant une évaluation complexe avec GPT-4o1. Les chercheurs ont mesuré leur charge cognitive à partir des échanges, tour par tour. Les participants ont gagné en productivité avec l’IA, mais les longs blocs de texte et les nouvelles pistes proposées ont aussi augmenté la difficulté de suivi. Les travailleurs les moins expérimentés ont été les plus pénalisés. L’auteur Ethan Mollick relie ce problème à l’organisation des échanges. Une conversation devenue confuse tendrait ainsi à conserver cette structure désordonnée.
Claude Cowork exécute des tâches qui dépassent la rédaction d’une réponse. Ethan Mollick décrit une demande envoyée depuis son téléphone pour préparer un briefing matinal. Claude a consulté ses calendriers, ses courriels et ses canaux en ligne, avant de produire un rapport sur les actions suivantes. Une autre demande portait sur le graphique de la diapositive 3 d’une présentation. Claude a ouvert le fichier PowerPoint, recherché des données plus récentes sur l’ordinateur, puis utilisé un article en ligne fourni par l’utilisateur. Il a téléchargé le PDF, localisé le nouveau graphique, extrait son image et actualisé la présentation. Un site a toutefois bloqué le téléchargement d’un fichier.
OpenClaw privilégie également l’accès aux outils existants, mais par WhatsApp, Telegram ou Slack. Cet agent au symbole de homard rouge peut vérifier des courriels, réserver une table ou rechercher un fichier sur l’ordinateur. L’article le décrit comme le projet au code ouvert connaissant la croissance la plus rapide de son histoire. Il souligne aussi ses difficultés d’utilisation et ses risques de sécurité. Cowork adopte une approche plus encadrée, avec un environnement isolé, mais cette protection limite certaines possibilités. Son écosystème de connecteurs progresse sans couvrir toutes les applications. Le contrôle direct d’un ordinateur reste également exposé aux erreurs.
Google teste plusieurs interfaces adaptées à des métiers précis. Stitch propose une toile infinie où une description en langage naturel produit plusieurs écrans reliés par un système visuel cohérent. Pomelli accepte l’adresse d’un site et génère des campagnes pour les réseaux sociaux en reprenant le langage du marketing. NotebookLM sert à rechercher, afficher et exploiter des sources d’information variées. Ces outils illustrent des usages moins techniques que les agents de programmation. Claude Code, Codex d’OpenAI et Antigravity de Google restent conçus principalement pour les développeurs. Ils supposent notamment une connaissance de Python et de Git. L’article estime que leurs interfaces ne répondent pas encore aux besoins des autres travailleurs du savoir.
Claude génère aussi des visualisations directement dans une conversation. Ces visualisations ne sont pas de simples images statiques. Elles peuvent être interactives, ajustées, puis modifiées à partir de demandes complémentaires. Cette fonction propose une autre réponse au problème des interfaces spécialisées. L’IA peut produire l’outil adapté au besoin immédiat, plutôt que contraindre l’utilisateur à choisir une interface conçue auparavant. L’auteur envisage ainsi plusieurs formats selon la tâche : un agent sur ordinateur, un graphique dans une conversation ou une application personnalisée. Il estime que l’accessibilité des capacités de l’IA a progressé moins vite que ces capacités elles-mêmes. Lire l’analyse originale, consulter l’étude citée et tester Stitch.
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