Le start-uper risque de perdre son sugar daddy : la BPI, quelle histoire ! Créée à l’initiative de François Hollande en 2012, avec pour principe simple de financer les entreprises et les projets que le secteur financier traditionnel juge trop risqués, trop jeunes ou insuffisamment rentables à court terme.
Un business model pas vraiment évident : si vous êtes portés par le keynésianisme, le mouv économique est évident pour vous, et peut même justifier en lui-même une absence de retour sur investissement. Le problème c’est qu’en cette période de crise, les politiques cherchent justement un retour sur investissement et les derniers placements de ces années-là transforment la BPI en BPD : banque publique de la dépense.
Par exemple : 72 milliards d’euros ont été investis dans l’économie française en 2025 un record. Et pourtant, le bénéfice net de BPI France chute de 44% à seulement 501 millions d’euros, contre 896 millions en 2024.
Deux secteurs les tiennent en tenaille :1/ Le secteur industriel : avec trois coupables Stellantis, STMicroelectronics et Soitec. Stellantis a divisé son dividende par deux en 2025, il sera nul en 2026. Et pour les deux fabricants de semi-conducteurs qui “marchaient très fort jusqu’en 2023, mais ensuite c’est le toboggan”, résume le directeur général. Ensemble, ces trois dossiers pèsent 521 millions de pertes dans les comptes.
2/ Et la French Tech : les participations saignent, Sorare perd -94% de sa valeur, ManoMano -78% et PayFit -65%. Qonto et Mistral ne suffisent plus à compenser l’hémorragie.
Le futur ? Franchement difficile d’y répondre. Les élections arrivent et redéfiniront les budgets alloués aux différents organismes de l’État. Mais une chose est sûre, la BPI ne pourra plus justifier ses dépenses par un retour sur investissement suffisant. Elle risque donc de devoir batailler à armes égales avec les différents organismes étatiques gourmands en dépense publique. Un 1V1 entre la BPI et France Compétences, deux petits fours au buffet de l’État.
Gardez un coup d'avance en IA et tech.
Chaque mardi et vendredi, l'essentiel en business & IA décryptées en 5 minutes. Zéro spam.