WhatsApp expose les consignes cachées de Meta
Cybersécurité 3 min · 21 octobre 2026

WhatsApp expose les consignes cachées de Meta

Par Arthur Dekeyser

En résumé

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WhatsApp a exposé des instructions destinées à son chatbot dans le code de pages d’aide.

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Les consignes interdisaient notamment de fournir des avis juridiques ou d’interpréter des réglementations.

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Meta a retiré les textes après le signalement de WIRED et attribué l’exposition à un bug.

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Le signal : Environ 80 pages d’aide WhatsApp exposaient 100 blocs d’instructions pour un grand modèle de langage de Meta.

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Des pages exposées Environ 80 pages d’aide et de questions fréquentes de WhatsApp ont affiché des instructions destinées à un grand modèle de langage de Meta. Ces textes figuraient dans le code des pages, sous des blocs portant l’intitulé « HelpContentGalaxyLLMInclude ». Une analyse de Redact a identifié environ 100 blocs de texte caché. Les instructions comprenaient notamment des sections intitulées « WHAT NOT TO SAY ». Elles guidaient les réponses du chatbot pour les utilisateurs qui choisissent de contacter l’assistance WhatsApp avec une IA. WIRED a consulté les textes exposés dans le code de versions archivées des pages. Les contenus visibles différaient donc des consignes intégrées au fonctionnement de l’assistant.

Une exposition corrigée Meta a retiré les textes de l’ensemble des pages après avoir été contactée par WIRED. Joshua Breckman, porte-parole de WhatsApp, a déclaré qu’un bug avait provoqué leur affichage. Il a précisé que ces instructions concernaient le chatbot, et non directement les utilisateurs. Selon lui, elles visaient des réponses exactes et pertinentes pour les personnes contactant l’assistance WhatsApp avec une IA. Breckman a également indiqué que les chatbots d’assistance étaient entraînés pour être aussi utiles que possible. Les pages d’aide officielles restent accessibles sur faq.whatsapp.com, tandis que les blocs portant l’intitulé « HelpContentGalaxyLLMInclude » ne sont plus visibles dans le code des pages en ligne.

Les consignes encadraient le juridique

Des limites juridiques Une page consacrée à la suppression d’un compte demandait au chatbot de ne pas recommander de contacter une autorité de protection des données, un régulateur ou une autorité de supervision. Une autre page, consacrée au signalement et au blocage sur WhatsApp, détaillait les réponses à utiliser si l’utilisateur évoquait une action en justice, un procès, un avocat, un tribunal ou un contentieux. Le chatbot ne devait pas citer, interpréter ou mentionner les conditions d’utilisation, la politique de confidentialité ou un autre document juridique de WhatsApp. Il ne devait pas non plus formuler d’avis juridique, de défense ou d’interprétation au nom de WhatsApp.

Les réglementations écartées Les instructions demandaient également de ne pas citer ni interpréter les réglementations relatives aux données ou à la vie privée. Elles mentionnaient notamment le RGPD, la LGPD et le CCPA, y compris lorsque l’utilisateur soulevait directement ces textes. Joshua Breckman a affirmé que WhatsApp fournissait des informations transparentes sur les droits des utilisateurs et les actions possibles. Il a toutefois décrit le rôle du chatbot comme un support consacré aux conseils sur WhatsApp, et non comme un service d’avis juridique. Dan Saltman, dirigeant et fondateur de Redact, a résumé l’enjeu par un écart entre les informations présentées aux utilisateurs et celles communiquées aux modèles de langage.

Meta retire les blocs cachés

D’autres règles apparaissaient Certaines consignes concernaient les situations dans lesquelles un utilisateur indiquait être sourd ou malentendant. Le chatbot devait traiter cette information comme un élément de contexte, et non comme la demande d’assistance elle-même. Une autre instruction lui interdisait de mentionner des fonctions communautaires annoncées mais pas encore accessibles à tous. Redact, une entreprise spécialisée dans la confidentialité, analyse régulièrement les sites et les politiques de confidentialité de grandes entreprises technologiques. Dan Saltman a indiqué que plusieurs instructions WhatsApp orientaient simplement les utilisateurs vers d’autres canaux officiels d’assistance. Les textes n’étaient toutefois pas destinés à être exposés dans le code public des pages.

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